Les amants déconcertés dans la noirceur dansent
Conquis du soleil couchant, ils hurlent à la lune
Lui l’aimant, elle acquiessant cet union nocturne
Sans que jusqu’au chant du coq ne dure cette trance
Les amants déconcertés, modestes baisers
Menottant leurs désirs en l’honneur des vainqueurs
S’enlaçant un instant puis se quittant vains coeurs
Laissant ces minutes faibles et affamées
Les amants déconcertés, divergeants avis
Il y voit la romance et les fleurs puis la bague
Elle n’y voit qu’imprudence et peur, il divague
Et ainsi vont-ils, déconcertés mais ravis

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