
Y’a un gars que je ne suis plus capable de sentir : Jean-Marc Léger. Le sondeur universel, le songeur à 5 cennes!
Il m’énerve tellement à toujours s’improviser spécialiste en faisant parler ses putains d’chiffres. Ce matin sur Canoë on pouvait lire que «Jean Charest jouit non seulement d’un taux de satisfaction jamais vu depuis sa réélection, mais qu’il est aussi considéré comme le meilleur pour affronter la crise financière». Ce segment isolé est TOUT sauf objectif. Les textes basés sur des sondages semblent donner une opinion légitime puisqu’ils sont basés sur le pouls de la population. Sauf que si la population s’alimente par le sondage, son opinion est biaisée et le sondage le devient lui-même aussi. C’est un cercle bien plus que vicieux!
Je pense sérieusement, au nom de la démocratie, que la publication de sondages devrait être formellement interdite en période électorale. Il y a trop de moutons pour que ça n’ait pas d’impacts. C’est d’un ridicule fascinant de donner autant de pouvoir à Jean-Marc Léger et ses p’tits graphiques démagogiques (oui oui, vous ne vous trompez pas, il y a du mépris pronfond dans cette phrase)…

C’est drôle mais je ne suis pas du même avis.
En fait, je le trouve drôlement objectif pour quelqu’un qui vient de la famille Léger, famille qui, dois-je le rappeler, est péquiste depuis le début des temps.
Ce n’est sûrement pas de gaieté de coeur qu’il a annoncé que Charest avait un haut taux de satisfaction et tout le reste.
Bref, moi je l’aime bien, Jean-Marc Léger. Par contre, je ne le vois jamais parce que je n’écoute jamais les nouvelles à TVA
@Noisette Sociale : J’étais sûr que quelqu’un allait m’arriver avec les allégeances de la famille Léger. Mais ce n’est pas mon point. Que Léger soit de mon côté ou non, son métier ne permet pas de tirer ce genre de ficelles.
Dans mes cours d’actualité nationale il y a 3 ans, ma prof était une fan de Jean-Marc Léger. Je l’aimais bien aussi. Mais désormais, je me lève contre ce qu’il représente avec un sourire trop satisfait : Les sondages.
Je n’aime pas savoir qui va gagner d’avance. J’suis comme un papa qui a décidé de ne pas connaître le sexe de son bébé. Je ne veux pas que mes opinions politiques soient dirigées par des «idées générales», des tendances et autres données sans trop de saveur.
Quelqu’un qui a une pensée critique n’est pas influencé par les sondages.
Malheureusement, trop de gens dans la population ne sont pas dotés d’un tel esprit critique et c’est là qu’en effet, les sondages deviennent problématique.
En fait, je suis assez d’accord avec toi sur ce point-là. Les sondages sur les intentions de vote sont vraiment une plaie en période électorale. Souvent, on les couvre plus que la campagne en elle-même!
Je pense que ceux qui ont une pensée critique sont aussi influencés par les sondages. Notamment pour le vote stratégique. Un sondage à inévitablement une répercussion sur l’opinion. Et comme le sondage est basé sur l’opinion, il est déjà biaisé puisqu’il influence ce qu’il tente de calculer (c’est fou quand on y pense)
Et j’suis d’accord avec toi Noisette… Les sondages prennent souvent plus de place que les enjeux réels d’une campagne. On cherche à savoir pour qui les gens vont voter au lieu de voir le contenu qui devrait diriger le vote.
Yark!