Parfois, j’ai des idées que je crois être géniales. Des idées qui m’emballent. Des idées auxquelles je crois. Et ça dure jusqu’à ce que j’aie le guts d’en parler à quelqu’un. Souvent, cette personne va se mettre à m’interroger sur mes idées, me confronter, déplacer les virgules, remettre en question des concepts…
Et là, soudainement, je ne crois plus en mon idée. En fait, elle perd sa couleur dans sa complexité. Elle meurt dans l’oeuf. Combien de mauvaises idées ai-je jetées à l’issu d’un commentaire constructif? Plusieurs!
Une vraie bonne idée, il faut être capable de la défendre, de l’assumer, de la trouver encore plus charmante lorsqu’elle est ébranlée. Il faut avoir le courage de protéger ses arrières, de recoudre ce qui tombe au combat, de tenir les bases avec ses convictions.
J’ai au moins appris ça cette année. C’est vraiment important de consulter les gens. Seuls, nous sommes de bien mauvais juges. Par égo, nous magnifions souvent nos propos. Nous prenons nos élucubrations pour des éclairs de génie. La critique, ça peut faire mal. Mais c’est en constatant qu’on peut l’affronter qu’on a la certitude de tenir quelque chose de fort. Il faut déconstruire l’idée. Faire tomber les dominos jusqu’à ce que l’un d’entre eux reste debout.
