...parce que les répercussions sont moindres

Fragments de constatations futiles et disparates

Comme je suis trop paresseux pour trouver un fil conducteur, je vous laisse encore avec des fragments de constatations futiles et disparates. Et comme j’étais trop poche pour trouver une introduction, je me suis contenté de réutiliser la matière de mon titre…

- Les piles de marque «Chateau», c’est vraiment de la grosse marde. J’ai juste eu le temps de me raser une joue avec deux batteries neuves ce matin. C’est ça qui arrive quand tu décides qu’un paquet de 10 piles AA pour 1$ ça doit faire la job!

- J’aime vraiment trop ça mettre l’introduction de mon texte en gras pour la distinguer du reste. En plus, j’ai l’impression que ça donne un style «journal» à mes textes. Ça me fait sentir professionnel… mais ça ne dure jamais plus que 10-12 secondes.

- Samedi, j’ai vu Rémi Girard au Marché Jean Talon. En le croisant, je me suis dit «il doit être gourmand Rémi Girard». C’était totalement gratuit comme jugement.

- Entre ce paragraphe et le précédent, je suis allé me chercher un deuxième café. Mais en lisant le texte, vous n’avez pas remarqué la pause. C’est mystique!

- Je déteste me censurer parce que telle ou telle personne va lire mon blogue. Je déteste éviter des sujets pour ne pas me faire poser de questions par mon entourage. Certains diront «t’as juste à assumer». Mais j’assume cibole, j’ai juste pas envie de parler de tout ce que j’écris. Dans la vie, t’as le choix entre rester anonyme et ne pas avoir de feedback ou t’afficher publiquement et avoir des retours de balle que tu aurais préféré éviter.

- J’aime ça recevoir une nouvelle carte de crédit quand l’ancienne arrive à échéance. J’ai l’impression de faire du nettoyage dans mon porte-feuille. Une belle carte neuve, toute lisse, qui n’a pas encore été usée par les fentes des guichets. Ah les petits plaisirs de la vie!

- Il m’arrive de me mettre à suivre des gens sur Twitter juste parce qu’ils ont une bonne bouille. Une belle fille ou un gars qui a l’air fiable. Le genre de fille que je regarderais dans un café. Le genre de gars qui me prêterait des DVD. Mais il m’arrive aussi de suivre des laids qui ont des propos intéressants. La beauté de la chose, c’est que vous ne saurez jamais qui est qui.


Haïti : lâchez-moi avec la générosité relative!

D’entrée de jeu, je dois dire que je suis extrêmement touché par ce qui se passe à Haïti.  Je connais des gens qui ont des proches là-bas et je pense beaucoup à eux. Les mots me manquent pour en parler davantage…

Mais les mots ne me manquent pas pour faire une montée de lait envers ceux qui gaspillent leur salive ou l’encre de leur plume pour râler contre vents et marées.

Ce matin, j’ai lu un article sur Cyberpresse qui semblait vouloir dénigrer le fait que les compagnies de cartes de crédit s’en mettaient plein les poches avec les dons qui sont fait pour Haïti. En effet, lorsqu’on utilise notre carte, il y a toujours un pourcentage de nos achats qui va à la compagnie de crédit. Ça a toujours fonctionné comme ça, ce n’est rien de nouveau. Si je vais acheter des médicaments à la pharmacie et que je demande au commis de me faire un rabais parce que c’est pour aider un malade, va-t-il le faire? Bien sûr que non! La vie ne fonctionne pas comme ça. Alors pourquoi demanderait-on à la compagnie de crédit de changer son modèle d’affaire sous prétexte qu’elle fait déjà assez d’argent?

S’il y a quelqu’un à blâmer, c’est la personne qui décide d’utiliser sa carte de crédit comme moyen de paiement pour faire son don. Mais comment chialer contre quelqu’un qui fait un don? C’est bien plus facile de chier sur la grosse multinationale.

(…)

Ce soir sur Twitter, j’ai vu des gens dénoncer des banques parce certaines ne donnent pas beaucoup d’argent à Haïti. Je suis découragé de voir les gens radoter des conneries pareilles.

Arrêtez donc de régler vos comptes et de jouer les petits socialistes de premier niveau. Sollicitez les gens qui ne donnent pas au lieu de vous acharner sur ceux qui ont pris la peine de mettre la main dans leur poche… même pour une vulgaire poignée de monnaie.

C’est le temps de se tenir par la main et non pas le temps de se planter des couteaux dans le dos.