...parce que les répercussions sont moindres

Un nouvelle tribune pour lever mon verre

Quand j’ai décidé de mettre ce blogue sur «pause», je vous ai aussi dit que je pourrais venir vous donner des nouvelles de façon périodique. Aujourd’hui, c’est exactement ce que je fais en vous présentant un nouveau projet. Effectivement, j’ai lancé un blogue au sujet de la bière sur le site Internet du journal Voir dans la journée d’hier. Si l’univers brassicole québécois vous intéresse et que vous avez soif de découvertes, suivez ce lien : http://voir.ca/pierre-luc-gagnon/. Je tiens d’ailleurs à féliciter l’équipe du Voir pour la nouvelle section de blogues revampée.


Des plugs… pour le plaisir de faire des plugs

- Le dernier magazine Safarir (#260) est en kiosque depuis vendredi dernier. Vous pourrez y trouver une douzaine de pages de mes textes. Si ça vous tente de faire un détour par un dépanneur près de chez vous, allez-y fort!

- Je vous présente Archibald Victoire, un auteur sensationnel que j’affectionne particulièrement. Bon O.K., je l’avoue, c’est un personnage que j’ai inventé – dont le nom a été savamment pensé par Jean Derome –, mais rien ne vous empêche de devenir fan d’Archibald sur Facebook. Qui sait où cette histoire va nous mener?

- Parlant de bière (mettons qu’on parlait de bière), je vous présente ma dernière chronique «Broue» aux sujet des étiquettes : cliquez ici, si ça vous intéresse.

- Mon dernier billet sur l’Intercom parle du Bed & Breakfast Couette et Chocolat. Sérieusement, en écrivant ce texte, j’ai eu envie de prendre des vacances dans un endroit champêtre.


Broue #009 – Recettes à la bière

Pour terminer la semaine en beauté, je vous offre mes deux recettes à la bière préférées. Vous connaissez des recettes à la bière vous aussi? N’hésitez pas à les partager en laissant un commentaire à cet article.

Poutine mexicainePoutine mexicaine à la bière

J’ai pensé à cette poutine en m’amusant avec des ingrédients. Le but de cette recette est de ne pas se compliquer la vie et de combiner des ingrédients qu’on aime en leur donnant une petite twist épicée. La clé se trouve surtout dans le fromage Riviera aux piments Jalapeño. Si vous n’en trouvez pas, aussi bien laisser tomber.

Vous avez besoin de…
- Vos frites préférées (maison, épicerie ou resto)
- Votre sauce brune préférée (maison, sachet ou conserve)
- 1 sac de fromage en grains Riviera aux piments Jalapeño
- 1 bouteille de bière Corona
- 1 lime
- du poivre

1. Pendant que vos frites sont au four, préparez votre sauce en prenant soin d’y ajouter un peu de poivre, de zeste de lime et de bière Corona (pour la thématique mexicaine). Vous pouvez en mettre au goût, l’important étant de ne pas rendre la sauce trop liquide. Si ça vous arrive, vous pourrez toujours l’épaissir avec de la fécule de maïs par la suite.

2. Lorsque vos frites sont prêtes, déposez le fromage par-dessus et versez votre sauce, encore très chaude, pour compléter le portrait.

3. Dégustez en buvant ce qui vous reste de la Corona. Cheers!

***

Macaroni au fromage, à la bière et au smoked meat

Vous trouvez que ça sonne cochon comme titre de recette? Vous avez raison. Ici, la bière et le smoked meat viennent donner une autre dimension à une recette classique.

Vous avez besoin de…
- 2 tasses de macaroni
- 2 tasses de fromage râpé
- 1 tasse de crème à cuisson
- 1 tasse de bière
- ¼ tasse de smoked meat émietté (ou pourquoi pas du bacon?)
- Environ la moitié d’un oignon émincé
- 3 cuillères à soupe de beurre
- 2 cuillères à soupe de farine
- Sel et poivre au goût

1. Faites cuire le macaroni, égouttez.

2. Dans une poêle, à feu moyen, faire sauter les oignons dans le beurre jusqu’à ce qu’ils ramollissent un peu. Ajoutez la farine, le sel et le poivre. Le sel est vraiment un ajout arbitraire. Le smoked meat donnera un goût salé à votre recette de toute façon.

3. Ajoutez graduellement vos liquides (crème et bière) en fouettant pour faire épaissir le tout. Pour la bière, je suggère une brune qui, en plus de donner sa saveur typée aux pâtes, va ajouter une coloration réconfortante. Suggestions : Leffe brune, New Castle, Rickard’s Dark ou même de la Noire de Chambly.

4. Retirez du feu, ajoutez la moitié du fromage, laissez fondre. Pour donner plus de goût, je suggère un cheddar Perron de 2 ans. Si vous trouvez ça trop intense, faites moitié-moitié avec un fromage plus doux.

5. Mélangez le macaroni, le macaroni et la sauce au fromage dans un plat allant au four. Ajoutez le reste du fromage par-dessus.

6. Mettre au four (préchauffé à 350) une trentaine de minutes ou lorsque le fromage vous semble doré à souhait. Bon appétit!

***

Pour terminer, je vous laisse quelques bouquins en référence si vous avez envie de poursuivre vos explorations gustatives.

BOTELER Alison. Cuisiner avec les bières, Éditions AdA, 2009, 256 pages.

COUCKE Pierre. La cuisine à la bière, Ouest-france, 2007, 60 pages.

DELVAILLE Alice. 52 recettes aux bières de wallonie, Éditions du Perron, 2005, 119 pages.


Broue #008 – Courrier d’un lecteur et suggestions

Débutons avec un courriel que j’ai reçu de la part d’un lecteur cette semaine…

Bonjour,

Je vous écris concernant votre article sur le vieillissement de la bière, article que j’ai fort apprécié! J’ai commencé tout récemment à m’intéresser à ce phénomène. Je compte bien commencer à «oublier» quelques bouteilles dans mon sous-sol pour voir ce que cela va rapporter dans quelques années!

Je vous écris aujourd’hui afin de partager nos expériences en terme de vieillissement de bière. L’une des seules microbrasseries que j’ai vu faire la promotion du vieillissement de ses propres bouteilles, c’est Unbibroue. Ils suggèrent le vieillissement de 5 à 8 ans de leur Maudite ou leur Trois-Pistoles, et de 3 à 5 ans de leur Fin Du Monde. Il y a aussi McAuslan qui produit des bières millésimées pour lesquelles ils suggèrent un vieillissement.

Ayant une certaine garantie pour le résultat du vieillissement de ces produits, il est certain que j’en «oublierai» bientôt quelques unes dans mon sous-sol! Mais pour les autres microbrasseries, c’est un peu comme jouer à la roulette russe. Alors, je me demandais si par expérience personnelle vous aviez des suggestions de bières en particulier ou si vous avez un bon feeling par rapport à certaines bières.

Merci énormément de votre attention,
Hugues

Merci pour les bons commentaires par rapport à mon article Hugues. En plus des bières que vous nommez dans votre courriel (Unibroue, McAuslan), je suggèrerais les bières de la microbrasserie Charlevoix. La date est toujours clairement imprimée derrière la bouteille et leur force en alcool assure un potentiel de vieillissement intéressant. Je pense à la Dominus Vobiscum Triple qui serait un premier essai très à propos.

Sinon, chaque année, je m’achète une Samichlaus à la SAQ. Cette bière est brassée en décembre une fois par année. Elle est donc facile à dater et unique en son genre pour tenter le vieillissement.

Pour le reste, les blondes et les brunes belges qu’on peut trouver en SAQ sont souvent des choix judicieux pour faire maturer quelques années. Le seul hic, c’est qu’il est difficile de connaître la date d’embouteillage exact avec le code de ces produits.

Je vous invite, Hugues, ainsi que tous les lecteurs de cette chronique, à partager vos expérience quant au vieillissement de la bière en bouteille.

(…)

D’autre part, comme c’est la fin de semaine de l’Action de Grâce, je vous laisse avec deux suggestions pour rendre votre congé un brin plus festif. Il est à noter que ce sont aussi deux excellentes bières pour tenter le vieillissement :

Graincheuse (La Voie Maltée – Saguenay)
Disponible en bouteille de 500 ml dans les dépanneurs et épiceries spécialisés

Rousse saisonnière, adoptant la teinte orangée de l’automne, la Graincheuse séduit d’abord par son parfum et son goût d’orange. Faites des réserves, le miracle ne durera pas éternellement!

Flacatoune (Microbrasserie Charlevoix – Baie-Saint-Paul)
Disponible en bouteille de 500 ml dans les dépanneurs et épiceries spécialisés

Une vraie bonne blonde d’inspiration. Un 7% d’alcool qui se noie dans des subtilités tantôt houblonnées, tantôt fruitées. Cette petite dernière de Charlevoix a peut-être un nom difficile à retenir, mais le goût est inoubliable.


Broue #007 – Quelques drinks à la bière

Aujourd’hui, on sort nos beaux verres et on se fait quelques bons drinks pour oublier la fin de semaine pluvieuse et pour égayer les mornes fins de journées.

Le classique Black Velvet
Moitié cidre, moitié bière noire. Une expérience satisfaisante à toutes les fois. Le plus simple est d’acheter une bouteille de cidre Mystique et une cannette de Guinness. Mais je suggère de varier chaque fois. Prenez votre cidre préféré et tentez de le boire avec de la St-Ambroise Noire, de la Boréale Noire ou même de la Chambly Noire. Quelques adeptes vont plutôt choisir une bière blanche pour concocter une alternative intéressante, le White Velvet.

Un peu de magie blanche
Ce qu’il y a de mieux à mélanger avec une bière blanche, ce n’est pas du cidre. Non, c’est du Sortilège (liqueur au Whisky canadien et au sirop d’érable disponible en SAQ). Un once de Sortilège suffit à rendre une bouteille de blanche sublime. Et vous avez l’embarra du choix : Blanche de Chambly, Cheval Blanc, Hoegaarden… Moi, ce que je préfère pour ce mix, c’est une bouteille de Britt (disponible en SAQ).

Une pinte de mononc’ s.v.p.!
Une Labatt 50 et du Clamato au goût. Ce n’est pas miraculeux comme rencontre, mais ça fait drôlement la job. Vous devez l’essayer au moins une fois dans votre vie avant de rire de votre oncle la prochaine fois qu’il s’en versera un grand verre, style taverne, devant vos chastes yeux. Ça change de la routine.

(…)


Broue #006 – En bref… ou en fût!

Pour cette sixième chronique Broue, je vous offre un demi 6-pack de brèves nouvelles!

+ Aujourd’hui, en ce 14 août 2010, c’est jour de fête pour les amateurs de bière au Québec. Effectivement, nous célébrons la deuxième édition de la Journée Québécoise de la bière. Cette initiative a été mise de l’avant l’an dernier par Philippe Wouters (l’homme derrière le fabuleux journal Bières et Plaisirs). Surveillez les activités qui se déroulent près de chez vous en visitant le site officiel de l’événement : http://www.journeequebecoisedelabiere.com/

+ Depuis quelques mois, la Microbrasserie Charlevoix brasse une série de Double IPA en utilisant, chaque fois, la même recette avec un houblon différent. Jusqu’à maintenant, ils ont utilisé le houblon Bravo, le Simcoe, l’Amarillo et, plus récemment, le Herkules.  Avis aux amateurs, La Vache Folle Double IPA Columbus s’empare des tablettes. Surveillez ça de près… ou faites des réserves de la Herkules pendant qu’il est encore temps!

+ La suggestion de la semaine : Si vous croisez la Weizen Impériale (format 750 ml) de la microbrasserie Les Trois Mousquetaires, mettez la main sur une bouteille. Son goût houblonné nous rappelle le pamplemousse. Cette bière est un exemple parfait d’une bière à la fois costaude et rafraîchissante.


Broue #005 – Le vieillissement de la bière en bouteille

La bière est de plus en plus considérée et reconnue comme un breuvage qui a de la classe. Longtemps boudée par l’élite, la bière a finalement gagné, à l’arraché, ses lettres de noblesse. On la sert dans un verre approprié, on la déguste selon un rituel donné, on en fait l’éloge dans divers ouvrages et, tout comme le bon vin, on la laisse vieillir…

Il y a plusieurs écoles de pensées quand vient le temps de faire prendre de l’âge à une bière embouteillée. Il y a ceux qui dénigrent l’idée, ceux qui la nuancent et ceux qui la défendent aveuglément. Personnellement, j’adore le concept. Boire une bière avec le sentiment qu’elle a fait du chemin, c’est une récompense digne de mention. Et quels sont les risques, si ce n’est de succomber à la tentation d’ouvrir la bouteille avant qu’elle n’atteigne le vieillissement souhaité?

Auriez-vous peur de perdre la bière? D’être déçu par son goût au final? Allons! c’est évident que le goût va changer. Peut-être pour le mieux, peut-être pour le pire. Mais c’est un peu ça le but du jeu.

Ne reculant devant rien, je vais profiter de mon expérience personnelle pour vous donner 10 conseils et astuces pour optimiser votre expérience du vieillissement de la bière en bouteille (enfin, si vous avez envie de vous y mettre). Aucun truc n’est coulé dans le béton. Il s’agit d’une science inexacte où il fait bon se laisser guider par ses intuitions et par sa passion pour la bière.

1- Achetez uniquement des bières qui vous indiquent la date d’embouteillage. C’est beaucoup plus intéressant de faire vieillir une bière si vous savez exactement l’âge qu’elle a.

2- Ne conservez pas les bouteilles avec une capsule en position couchée. Vous pouvez le faire avec celles qui ont un bouchon en liège, mais ce n’est pas une condition obligatoire (je n’ai jamais eu de problème avec des bouchons qui s’effritent ou qui s’infectent).

3- Idéalement, vous devez entreposer vos bouteilles au frais (ni trop chaud, ni trop froid). Mais le plus important, c’est surtout d’éviter les variations de température qui pourraient détériorer le goût de la bière. Si vous n’avez pas de cellier, essayez de garder vos bières dans un endroit frais comme un sous-sol ou un garde-robe.

4- Évitez les endroits lumineux. Vous pouvez protéger vos bouteilles avec un sac en papier ou un tube en carton. Certaines bouteilles millésimées se vendent justement dans ce type de tubes.

5- N’essayez pas de faire vieillir n’importe quelle bière. Les bières avec un taux d’alcool plus élevé (généralement entre 7% et 11%) ont un meilleur potentiel de maturation. Certaines d’entre elles ont même encore des ingrédients actifs au fond de la bouteille qui pourront bonifier le goût.

6- Question d’éviter la tentation, n’entreposez pas vos bières dans un endroit que vous visitez tous les jours. Vous pouvez même, à la limite, les cacher. Si vous voulez vraiment garder vos bières à l’oeil, vous pouvez vous monter un document Excel qui répertorie les bouteilles que vous faites vieillir et leur âge en temps réel (vous pouvez vous inspirer de mon propre document).

7- Ne soyez pas trop ambitieux. Il est inutile de faire vieillir une bière 50 ans. Vous pouvez généralement tenter le coup avec un vieillissement allant de 1 à 5 ans. Et qui sait, vous pourrez vous risquer pour une dizaine d’années si vous considérez que les étoiles sont alignées!

8- Si vous aimez une bière en particulier, vous pouvez en acheter plusieurs bouteilles afin d’y goûter à différents stades de vieillissement (1 an, 2 ans, 3 ans, 4 ans, 5 ans…)

9- Si vous avez plusieurs exemplaires d’une même bouteille, vous pouvez aussi essayer de les garder dans différentes conditions d’entreposage pour constater les effets. Vous pourriez par exemple en garder une dans un cellier contrôlé, une au réfrigérateur et une autre au fond d’une armoire. Le plaisir, c’est aussi d’essayer!

10- Finalement, quand vient le temps de la dégustation, prenez le temps de noter vos observations. Vous pourrez ainsi noter ce que vous avez apprécié chez une bière vieillie et moins aimé chez une autre. Ces quelques notes pourront aussi vous aider, éventuellement, à peaufiner votre art de sommelier amateur.

Alors, vous êtes prêts à commencer? Allez, je vous laisse aller faire vos emplettes. N’hésitez surtout pas à venir partager vos découvertes et expériences avec moi.


Broue #004 – Bières québécoises : mes coups de coeur du moment

Il y en a qui aiment leur rôtie avec du beurre d’arachide, d’autres qui aiment leur pizza sans anchois. Il y a des marginaux qui ajoutent du ketchup sur leurs oeufs et des ambitieux qui commandent un extra fromage sur leur poutine. De la même façon, il y en a qui adorent la Blanche de Chambly, d’autres qui ne jurent que par la Boréale Rousse alors que certains n’ont jamais daigné goûter autre chose que la Molson Ex. Moi, ce que je préfère, c’est…

La Polissonne (La Voie Maltée – Saguenay)
Disponible en bouteille de 500 ml dans les dépanneurs et épiceries spécialisés

Miraculeux vin d’orge que je prie les Dieux, afin qu’ils l’embouteillent, depuis que j’ai quitté mon Chicoutimi natal. Ils ont entendu mes prières. Un noble 10% d’alcool qui se fond dans des nuances calculées de chêne et de beurre de noisette. Une bouteille pour les longues soirées d’hiver autant que pour les après-midi d’été qui manquent d’audace.

Eisbock (L’Alchimiste – Joliette)
Disponible en bouteille de 341 ml dans les dépanneurs et épiceries spécialisés

Bière de glace – congelée après un mois de fermentation pour obtenir la distillation de l’alcool par le gel – qui laisse un goût franc de céréales percer à travers des notes d’alcool étrangement bien dissimulées. C’est un trésor bien caché avec son étiquette peu évocatrice. L’habit de fait pas le moine… surtout si le moine brasse de la bonne bière!

Dominus Vobiscum Blanche (Microbrasserie Charlevoix – Baie-Saint-Paul)
Disponible en bouteille de 500 ml dans les dépanneurs et épiceries spécialisés

Une vraie bonne blanche. Des agrumes, du gingembre, une acidité balancée par l’effervescence, une amertume qui surgit au bon moment. La Blanche de Charlevoix est un carburant estival essentiel. Rafraîchissante et parfumée, elle se laisse boire sur la terrasse autant qu’à table. À votre santé!

Rigor Mortis Abt (Dieu du Ciel! – Montréal)
Disponible en bouteille de 341 ml dans un nombre grandissant de dépanneurs et épiceries

Vous allez croire que je suis obsédé par les bières fortes, mais c’est surtout parce qu’elles sont souvent très complexes qu’elles viennent me chercher. Cette bière de fermentation quadruple, inspirée par les traditionnelles bières d’abbaye belge, se démarque principalement par son goût sucré éclaté. Du chocolat, du caramel, du raisin… Divin!

Bierbrier Premium (Brasserie Bierbrier – Montréal)
Disponible en bouteille de 341 ml dans les dépanneurs et épiceries spécialisés

La Bierbrier Premium est définitivement ma bière de tous les jours préférée. C’est une ale qui se laisse boire, qui descend bien et qui GOÛTE quelque chose. Et ce qu’elle goûte, c’est carrément le malt et le houblon. Ni plus ni moins. De la bière à l’état pur.

Et-vous, quels sont vos bières préférées au Québec? Vous avez fait de belles découvertes récemment? Partagez vos coups de coeur. Cheers!


Broue #003 – Le Festival des bières du monde à Chicoutimi

Du 22 au 25 juillet, le Festival des bières du monde prend d’assaut la zone portuaire de Chicoutimi au Saguenay pour sa deuxième édition. Plusieurs bières et produits du terroir sont au rendez-vous, derrière les dizaines de kiosques, pour le plus grand bonheur des amateurs.

De passage jeudi soir lors de l’ouverture, j’ai pu goûter à quelques excellents produits et faire d’intéressantes rencontres. Je lève mon verre à la choucroute du Marché Centre-Ville (épicerie spécialisée en bière à Chicoutimi) ainsi qu’à la belle gang de Bières du Québec qui ne manquent pas une occasion de redorer l’image du liquide houblonné. D’autre part, comment passer sous silence La Voie Maltée, La Tour à Bières ainsi que La Gueule de Bois pour leur fougue, leur succulente gamme de bières et la fierté qu’ils représentent pour la région du Saguenay.

Du beau temps, des prestations musicales live, de délicieuses découvertes, de la bière, de la bière, de la bière…

…Mais aussi quelques déceptions

Évidemment, pour être objectif, je ne peux pas passer sous silence les choses que j’ai moins appréciées lors de ma virée. Plusieurs aspects de l’organisation laissaient à désirer. Je pense notamment au verre officiel de dégustation qui n’était pas encore livré lors de la première soirée. Cette lacune a forcé les visiteurs les plus assidus, ceux qui se sont pointés dès l’ouverture, à se contenter des petits contenants de plastique. D’autre part, il y avait des bières et des artisans qui étaient mentionnés sur le site Internet du festival qui n’étaient pas disponibles sur les lieux. J’ai compté une dizaine de produits annoncés qui manquaient à l’appel. Pour terminer, l’obligation d’acheter un ridicule bracelet au coût de 3.00$, juste pour avoir le droit de dépenser nos coupons, laissait un goût amer en bouche. C’est déjà poussé d’avoir à débourser entre 2.00$ et 6.00$ pour un mini gobelet, il n’était pas nécessaire de pousser le bouchon plus loin.

Un arrière-goût de bonheur

Sinon, j’étais vendu à l’avance et je garde un excellent souvenir de ma tournée des différents kiosques. Tant qu’il y a de la bonne bière et des gens passionnés avec qui discuter, vous verrez ma bouille afficher un sourire de satisfaction. Pour le reste, je suis assuré que le festival va s’améliorer au fil des ans pour attirer de plus en plus de visiteurs dans la belle région du Saguenay.


Broue #002 – Le mythe des bières trappistes

Vous avez fort probablement déjà entendu parler des bières trappistes, ces sept merveilles brassées par – ou principalement sous la supervision – des moines trappistes. On peut les reconnaître par leur logo hexagonal «Authentic Trappist Product» ou par l’aura particulière qu’elles dégagent. Pour mériter ce logo, ces bières doivent aussi être fabriquée au sein d’une abbaye trappiste et l’essentiel des profits reliés à leur vente doit être consacré à des œuvres à caractère social. Mais avant tout, il faut savoir qu’il n’est pas possible de toutes les trouver au Québec.

Liste des bières trappistes

Belgique, région flamande
L’Achel (brune ou triple en bouteille / brune et blonde en pression)
La Westmalle (double et triple)
La Westvleteren (blonde, ambrée et brune)

Belgique, région wallonne
La Chimay (ambrée, triple, brune et dorée)
L’Orval (aussi offerte légère)
La Rochefort (la 6, la 8 et la 10…)

Pays-Bas
La Trappe (Blond, Doubbel, Tripel, Quadrupel et Witte Trappist)

Sur le lot, à l’heure où ces lignes sont écrites, il n’y a que l’Orval, la Chimay ambrée (étiquette rouge) et la Chimay brune (étiquette bleue) qui soient disponibles en SAQ au Québec. On dit que la Rochefort 8 serait disponible à partir de septembre 2010. Pour le reste, il faut se tourner vers l’importation privée ou vers les bars spécialisés qui font eux-mêmes de l’importation privée. Sinon, on peut toujours plier bagage et s’offrir le luxe d’une virée en Europe.

Mais qu’est-ce qu’elles ont d’exceptionnel ces fameuses bières? En réalité, peut-être rien de plus qu’une histoire ou une tradition. Ou peut-être un savoir-faire, une recette ancestrale et une épice secrète? Après tout, un moine ne peut forcément pas faire quelque chose de mauvais! Chose certaine, les trappistes que votre humble serviteur a eu l’honneur de déguster étaient à la hauteur de leur réputation. Généralement de fermentation haute, ces bières sont à l’image des produits belges, souvent très typés, mais toujours succulents. Ajoutons à cela le plaisir de boire des bières mythiques, parfois difficiles à trouver, et nous avons le portrait d’une expérience de dégustation hors du commun.

Ce que j’apprécie des bières trappistes, c’est qu’elles donnent un certain prestige à l’univers de la bière. Elles convient aussi les amateurs à pousser leurs recherches afin de se les procurer. Il n’est pas donné à tout le monde, par exemple, de boire une Westvleteren. En effet, cette bière trappiste est capricieusement brassée à petit volume et il faut se la procurer directement à l’abbaye sur réservation. Pas facile la vie!

En attendant de dénicher les plus rares nectars, je vous invite à mettre la main sur une Orval. C’est celle qui est la plus facile à trouver au Québec. Vous m’en donnerez des nouvelles!

Chronique présentée en collaboration avec DimancheMatin.com