Dans la discussion ambiante concernant la vaccination massive au Québec contre la grippe A(h1n1), voici ce que je constate :
- Les gens qui ont pris la décision de se faire vacciner sont considérés comme des êtres moralement intouchables. Un peu comme ceux qui conduisent des voitures hybrides ou ceux qui donnent 30$ par mois à Vision Mondiale. Gandhi peut se rhabiller, les vaccinés seront les nouveaux modèles de la société moderne.
- Les gens qui ont pris la décision de ne pas se faire vacciner sont considérés comme d’irresponsables terroristes qui ne seront que des courroies de transmission pour ce virus imparable. Ben Laden peut se rhabiller, les non-vaccinés seront les nouveaux kamikazes de l’attaque bactériologique contemporaine.
(…)
Nous avons donc le choix entre être un faux héros ou un faux zéro. Et pendant ce temps là, la population est divisée par une campagne de peur qui aura probablement fait plus de victimes que la réelle problématique.
J’ai décidé que j’allais me faire vacciner, mais probablement pour les mauvaises raisons. J’aime mieux me faire mettre une aiguille à 8 piasses dans le bras qu’un paquet de discours moralisateurs à 4 piasses dans la tête.

Des fois je me demande si le flux d’information que l’on reçoit nous aide à prévenir les épidémies (grippe aviaire, grippe porcine, SRAS…) ou si, au contraire, ça ne faisait qu’entretenir une autre sorte d’épidémie : la panique.