Il blogue dans le style de… Maxime DeBleu
Parodie de Maxime DeBleu sur son blogue Ils seront vaincus.
Ils ont infiltré mon agenda. Je suis traqué. Ce n’est plus qu’une question de temps avant qu’ils n’accèdent à ce journal. Je suis un détraqué! C’est peut-être – et fort probablement – le dernier récit que j’étale ici. Je n’ai plus le choix. Les secondes me rattrapent… et bientôt, ce seront eux qui me rattraperont.
Hier, je me suis isolé pour réviser mon plan de fuite à l’abri des regards malveillants. J’ai choisi un banc de parc différent qu’à mon habitude… dans un autre parc… dans une autre ville… dans un autre pays. Il me fallait brouiller les cartes, mais ils m’ont trouvé. Ils sont rusés. Tant que mes stratagèmes seront supérieurs aux leurs, je serai sauf.
Ils ont bien placé leurs pions. Tous les gens présents n’étaient que des éléments de décor, des leurres pour accélérer ma capture. Un homme d’affaire, mi-quarantaine, pantalons propres, lit un journal qui date de trois semaines. Je n’y crois pas. C’est un journal-microphone trafiqué. Même chose pour la dame «enceinte». Elle porte clairement un arsenal d’espionnage dans sa bedaine artisanale. Des illusions, que des illusions.
N’étant pas dupe et ayant prévu le coup, j’ai pu sortir du paysage aussi rapidement que j’y étais entré. Je mange beaucoup de fer pour émettre de la distorsion sur leurs ondes.
Mon évasion aura été empreinte de péril, d’esquives et de sueurs froides. Je soupçonne même les lignes de trottoir dans lesquelles je me suis enfargé d’avoir été modifiées. Embûches et embuscades sont des mots que je connais trop bien pour me laisser prendre.
À l’instant, je dois filer. Ma souris d’ordinateur me regarde d’une bien drôle de manière.
S’ils n’en sont pas encore convaincus… Ils seront vaincus!
Ce texte a été écrit sans aucune méchanceté dans le cadre de ce jeu…

