Hier j’apprenais le suicide de Nelly Arcan… Aujourd’hui j’apprends le départ de Pierre Falardeau. Je lisais le journal ICI juste pour lire les chroniques ces deux personnes. Triste.
C’est trop en deux jours. C’est trop en 2009. On dirait que tout le monde meurt cette année. Ça ne me tente plus d’ouvrir la télé, je ne veux plus suivre les nouvelles. Elles sont toujours mauvaises. Quand des gens que j’admire lèvent l’ancre, j’ai l’impression que la vie c’est juste un gros bateau qu’on nous monte.
J’ai toujours aimé le discours cru de Pierre Falardeau. Ses signes de ponctuation remplacés par des sacres. Ses comparaisons douteuses qui allaient quand même directement au but. Son souverainisme qui n’a jamais montré de faiblesse malgré le marasme d’une société désillusionnée.
« On va toujours trop loin pour ceux qui vont nulle part » Pierre Falardeau (1946-2009)

Je seconde…
C’est ça vieillir. Plus on vieilli, plus on en voit partir. Bon, ok Arcand, ça aurait pu être évité en quelque part, Falardeau ben à la quantité qu’il fumait, c’était clair que ça allait arriver. C’est triste. Ça nous rappelle qu’on est pa invincible, mais plus on vieilli et plus on doit s’y faire. C’pas pour rien que les vieillards sont seuls… Tout le monde est mort pour eux.
Vrai que c’est démoralisant, de voir tant de gens quittés comme ça, sans réel avertissement, mettant l’emphase encore une fois sur la saloperie de la vie qui n’a que faire des gens.L’important, c’est que ces gens ne soient pas oubliés.