...parce que les répercussions sont moindres

Un pichet de sangria cerné par le vide fait office de centre de table. Elle aurait dû être là depuis plus de trois heures, mais plutôt que l’aiguille de ses talons, c’est la plus petite de l’horloge qu’on entend claquer.

Les yeux plus vitreux que le dernier verre qu’il s’apprête à enfiler d’un seul trait, l’amoureux triste voit son rencart relayé au placard.

Tôt ou tard, il devrait sombrer dans le whisky, comme pour se convaincre que la sécheresse de sa gorge pourrait être la muse de ses pleurs. Et le temps passe et les «drunk calls» se multiplient. Pas de nouvelles. Pas d’espoir…

Dans un «fuck off» plus fort que la demande et l’offre, il avale une trentaine de comprimés roses et s’effondre au sol.

(…)

Au lendemain sur le paillasson, un jeune camelot balance un journal. À la une on relate un grave accident impliquant le décès d’une jeune femme qui se rendait à un rendez-vous.



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