...parce que les répercussions sont moindres

Dimanche soir dans ma chambre…

… J’ai pris une grande décision (et je reviendrai là-dessus d’ici quelques semaines). Tout ce que je peux vous dire, c’est que ça me fait du bien d’avoir franchi ce pas dans ma tête. Maintenant, laissons planer le suspens!

… J’ai regardé la finale d’Occupation Double avec l’amoureuse. J’me sens un peu «cheap» pour la perdante. C’est pas très humain comme émission. En tout cas, c’était moins plate que la Cour des Grands qui jouait juste avant. Quelle émission ennuyante!

… Je me suis fait mal au pénis. Je ne vous dit pas comment c’est arrivé ni si je vais mieux. D’ailleurs, je me demande pourquoi je parle de mon pénis dans ce texte, mais sachez qu’il a changé de couleur(s)!


Les bourdons des bonnes leçons

Où est passé mon amour propre ? J’ai l’impression de l’avoir perdu à peu près en même temps que ma virginité, au moment précis où mes sentiments pour les femmes ont commencé à prendre le dessus sur ma santé mentale. Tout faire pour qu’elles m’aiment en oubliant de m’aimer moi-même.

Toujours les inquiétudes qui minent la perception. Toujours le ventre qui bourdonne de questions. Toujours la peur du lendemain et la difficulté à vivre aujourd’hui. Je suis une bombe à retardement qui éclabousse les gens qui l’entourent lors de l’explosion.

Je me sens comme un crisse de poète perturbé, sans le foulard et les tournures bien ficelées pour évacuer le spleen en beauté.

Aujourd’hui je vais bien. Demain, on verra. Mais à cet instant précis, je respire de l’air frais. Un vent de renouveau. Une brise pré-hivernale qui réchauffe étrangement. À tous ceux que j’ai pu blesser dans mes minutes de folie, je vous salue bien bassement et vous remercie pour votre compréhension.

Et toi chérie, tiens bien ma main parce qu’on va foncer. On s’pogne un café chez Tim, on va sur une plage et on s’fait bronzer la nouvelle vie. Hier, ma dernière inquiétude s’est endormie en même temps que moi. Il n’y aura désormais que les moisissures pour me pourrir la vie (!)


Le billet non-assumé

Dernièrement j’ai écrit un billet que je n’assume pas assez pour le poster. Il est là à dormir parmi mes brouillons. Je l’aime bien pour la forme, mais pas pour le contenu. C’est ultra-personnel et relativement tristounet. Ça m’a fait du bien de l’écrire, mais je n’ai pas les couilles pour le poster.

J’ai même le goût de l’effacer de peur de finir par le publier sur un coup de tête… Je suis chicken!

Pour les éternels curieux. Le billet était juste un gros auto-nettoyage de cerveau pour me défaire des inquiétudes que j’ai eu récemment dans ma vie. Je me sens beaucoup mieux par rapport à ça maintenant et je ne sais pas ce que ça m’apporterait de plus de publier le texte…


Ma mère lit mon blogue

Ce blogue est semi-anonyme. Je dis ça dans le sens que je ne cache pas mon identité, mais je ne l’annonce pas non plus. Des gens savent je suis qui, d’autres non. Mais en cherchant, c’est toujours assez de faire le lien. Mais l’important, c’est de pouvoir rester anonyme par rapport à mes collègues de travail. Comme ça, si j’ai envie de chier sur ma job, j’en ai la possibilité.

Quand j’ai lancé ce projet, j’ai fait un peu de pub auprès de mon réseau pour pouvoir faire connaître mon blogue. Et c’est ainsi que ma mère s’est ramassée avec mon adresse. Allo maman!

Ça ne me dérange pas vraiment qu’elle me lise. En fait, ça lui permet sûrement de garder des nouvelles de moi étant donné que je ne l’appelle pas souvent. Sauf que des fois j’oublie un peu la portée de mes écrits. J’oublie qu’elle pourra probablement tout interpréter à un degré différent avec ses yeux de mère.

Vous, si votre mère vous lisait… Comment cela influencerait-il votre écriture ? Seriez-vous capable de laisser aller votre plume sans contraintes ?


Bonne nuit!

Je n’aime pas dire bonne nuit. Ça me donne un mauvais feeling

On dirait qu’à toutes les fois que cette expression sort de ma bouche, c’est un signe que la journée est bel et bien terminée, que les discussions conjugales au lit sont closes et que je dois impérativement dormir afin d’être en forme pour le lendemain. Je me sens un peu comme si le «bonne nuit» lancé réciproquement entre deux co-chambreurs signifiait, mot à mot, «on ferme nos gueules, on devient des humains sages et on met notre vie sur pause jusqu’au chant du coq». Il y a quelque chose de tragique là-dedans. Combien de fois ai-je repris la discussion après avoir dit 12 fois «bonne nuit», comme un drogué qui fait une rechute ?

J’aime nier mes obligations de sommeil. Je n’aime pas hypothéquer le tiers de ma vie en dodo. Je suis un hyperactif illusoire; un épuisé qui ne l’avouera jamais. Mais quand je me suis levé ce matin, j’ai compris que j’en avais besoin.

Et vous, le fameux «bonne nuit», ça vous fait quoi ?


De ma fenêtre…

Une jolie dame dans la mi-trentaine promène son capricieux Shih Tzu, alors qu’une ado en culottes trois-quart traverse le boulevard Lacordaire sans remarquer l’hiver qui approche.

Les passants ont tous les mains dans les poches, au cours de cette fameuse phase pré-mitaine qui ne devrait pas durer. Dans mes oreilles, Malajube crie son plus beau refrain.

Ok, je lance ça totalement hors contexte, mais il me semble qu’il n’y a plus personne qui va manger dans les restaurants Mikes.

Line Beauchamp est radieuse sur ses pancartes. Si elle était chef du parti à la place de Charest, je voterais Libéral… Voilà qu’un gros porc vient de s’asseoir à côté de moi, je n’ai plus de marge de manoeuvre pour écrire…


Un p’tit plan de vie

Des fois je tente de m’arrêter un peu pour réfléchir à mon avenir. Qu’est-ce que je vise exactement dans la vie ? Qu’est-ce qui me permettra de lâcher un dernier soupir en souriant sur mon lit de mort dans X années ? Je pense avoir mis le doigt sur la réponse…

- Je veux que mon amour, ma famille, ma santé, mes enfants et mes amis passent avant mon travail.

- Je veux, comme le premier point le laisse croire, des enfants (1, 2 ou 3… selon la bonne volonté du destin et de la vie).

- Je veux que le stress ne soit qu’un mauvais souvenir de gars inexpérimenté qui apprend à mettre les circonstances de son côté.

- Je veux vivre dans un beau milieu, stimulant à souhait, avec des commodités importantes pour moi à proximité.

- Je ne demande pas à être riche. Je veux juste assez d’argent pour ne pas trop me priver, faire plaisir à ceux que j’aime et ne pas angoisser sur les finances.

- Je veux de belles vacances le plus souvent possible, au Québec ou ailleurs, pour profiter de la vie.

Voilà. Je ne pense pas demander la lune. Est-ce que vous pensez que j’ai oublié quelque chose de crucial pour être heureux dans la vie ?


La nuit des papillons

Ce soir là, je m’étais acheté un cigare cheap, comme pour fêter le début d’une belle semaine. Il y a quelque chose de malsain dans le fait de célébrer quelque chose qui n’est pas encore arrivé, je sais. Mais ça ne m’a pas empêché d’entamer un six-pack de Boréale pour me défriser le lundi…

La gardienne de ma sagesse étant à l’extérieur, je me suis laissé charmer par les vices des «convenience stores». Las, je regardais la ruelle par la fenêtre arrière, en espérant qu’il s’y produise un événement. Il fallait qu’il se passe quelque chose… C’est plutôt triste un cigare pour s’auto-convaincre qu’il nous arrive quelque chose de spécial.

Enivré par le moment, par le frisson estival, par une envie refoulée et par ma troisième Boréale, je t’ai téléphoné. Tu as répondu à mon appel et ça a changé le reste de ma vie…

Aujourd’hui c’est le jour du souvenir… et c’est de ça que j’avais envie de me souvenir.


Le blogueux comateux

Je vois un peu flou. Je marche la tête dans les nuages. Et soudain je me ressaisit et je retourne à la base : Quatre heures de sommeil dans une nuit, ce n’est pas assez!

À force de brûler la chandelle par les deux bouts, je me suis retrouvé avec une grosse boule de cire qui me chauffe les yeux. J’ai confondu un gars avec une fille en allant prendre une marche sur mon heure de dîner. Au fait, ce matin c’était réellement brumeux à Montréal ou c’est moi qui hallucinait ?

Question bonus de gars fatigué : Écrivez-vous «tabarnak» ou «tabarnac» ?


Un autre jour…

J’ai toujours accordé une trop grande importance au regard que portent les autres sur moi. J’ai toujours été ouvert aux commentaires à mon égard. Je me suis toujours ajusté aux demandes des autres. Je me suis souvent conformé aux critiques pour plaire.

Aujourd’hui, je décide de tourner la page. Je ne veux plus laisser le pouvoir aux autres de dicter mon humeur. Je veux pouvoir être seul maître à bord de ma carcasse. Je suis prêt à faire des compromis, certes, mais plus jamais je ne veux me sentir tourmenté par l’opinion publique sur ma personne. Je ne suis pas un livre dont vous êtes le héros.

Je ferai confiance aux gens que j’aime. Je ferai abstraction de ceux que je n’aime pas. La vie est trop courte pour qu’on se concentre sur ce qui nous dérange. La vie est trop courte pour qu’on ne voit pas les anges. J’ai enfin compris.

J’ai cru que c’était le mois passé, mais non, c’est aujourd’hui. Oui, définitivement. Aujourd’hui est le premier jour du reste de ma vie…