...parce que les répercussions sont moindres

La complainte du jaloux… ou l’art de rire de ce qui n’est pas drôle

Où est-ce que t’étais? Qu’est-ce que tu faisais?
Pour qui t’as commandé trop de poulet?
Où est-ce que tu vas? Pourquoi tu m’parles pas?
Pour qui tu viens de laver tes beaux draps?

À qui tu parles?
M’semble qu’il a une voix grave pour une Audrey!

C’est qui ça Carl?
M’semble qu’il te «check» pas mal pour être un gay!

Voyons donc, j’suis pas jaloux!
J’me demandais juste t’étais où…
Voyons donc, j’suis pas jaloux!
C’est quoi l’point rouge que t’as dans l’cou?

Heille as-tu vu l’heure? Heille pourquoi tu pleures?
Pour qui tu vas toujours au dépanneur?
Qu’est-ce qui ne va pas? T’as des amis gars?
Pour qui t’oublies de nourrir le chat?

À qui tu parles?
M’semble que t’as abusé sur le parfum!

Revois-tu Charles?
M’semble que t’en parles souvent pour un défunt!

Voyons donc, j’suis pas jaloux!
Au fond j’radote parce que j’suis saoul…
Voyons donc, j’suis pas jaloux!
J’voulais juste savoir c’est qui l’gars roux…


Une vérité qui dérange

Je préfère les femmes bien habillées aux femmes mal déshabillées…


Coupe champignon

Oui oui, une coupe champignon. Est-ce qu’il y a quelque chose de plus ridicule et laid que ça? Il me semble que ça fait honte aux années 90.

Mais en même temps, je suis nostalgique des cheveux en forme de gland. C’est tellement poétique. Y’a une grande sensibilité là-dedans je trouve. C’t'un look qui me donne envie de jouer au ballon-chasseur sans aucune fucking raison. Il me semble que ça a l’air vraiment trippant de jouer dehors avec ces gens-là. Des beaux p’tits humains au regard vide, les cheveux fous au vent.

Coupe champignon, tu me fais vibrer…


Une amitié qui grandit en même temps que nous…

Lorsqu’on a 5 ans, notre meilleur ami c’est notre voisin. On apprend à faire de la bicyclette en même temps que lui, on joue à l’ours en courant autour de la maison. Puis on rentre, les joues rouges, pour prendre une bonne limonade… et on se sépare lors d’un cruel déménagement.

Lorsqu’on a 10 ans, notre meilleur ami, on l’appelle notre best friend. C’est avec lui qu’on échange des cartes de hockey et qu’on joue au baseball dans le parc. Puis on rentre, les mains rouges, pour boire un verre de lait devant une partie de Mario Bros… jusqu’à ce qu’une stupide chicane s’interpose.

Lorsqu’on a 15 ans, notre meilleur ami c’est un gars dans notre classe. Un coloc de casier. C’est avec lui que l’on fume notre premier joint dans la ruelle. Puis on rentre, les yeux rouges, pour boire une Smirnoff Ice à l’insu des parents… jusqu’à ce que nos blondes respectives nous empêchent de nous voir.

Lorsqu’on a 20 ans, notre meilleur ami c’est un confident. Un vrai chum. On sort dans les pubs, on parle de la vie. Puis on rentre, le nez rouge, pour boire une autre bouteille de blonde en se racontant nos mésaventures avec d’autres sortes de blondes… Et le destin veut finalement que le marché du travail nous éloigne.

Lorsqu’on a 25 ans, notre meilleure amie, c’est notre conjointe. L’ange des situations difficiles, la comparse des meilleurs moments. C’est souvent elle qui devient la mère de nos enfants. Et là, les parents débordés ne dérougissent plus, alors que le bébé tète sa gorgée de lait… L’avenir n’est plus rouge, il est rose.


Le gars parfait au bureau…

Toutes nos blondes ont un collègue de travail de qui elles aiment parler. Le mec tellement parfait qu’il en est fatiguant. Un peu comme «le blond» dans le célèbre numéro de Gad Elmaleh.

Ma blonde, son blond, il s’appelle François. Un nom neutre de bon Jack. Drôle, belles fesses, beau bonhomme, dynamique… un vent de fraîcheur dans l’entreprise.

Non, je ne suis pas inquiet quant à la fidélité de mon amoureuse. Sauf que des fois je me dis que j’aimerais peut-être avoir une «Isabelle» ou une «Sophie» pour équilibrer le drôle de feeling discussionnel au sein du couple. Une jolie fille avec qui je n’entretiendrais aucune ambiguité, mais assez «cutie» pour faire rager ma blonde en secret. Une fille avec qui je pourrais avoir du fun au bureau de temps en temps et avec qui je pourrais accumuler les anecdotes cocasses. Je ne parle pas de faire l’amour sur la photocopieuse, mais peut-être de partager une complicité saine et divertissante.


Le grand départ

Lifté par une collègue de travail et son mari, je retourne chez moi dans quelques minutes. La tête appuyée contre l’amoureuse, sur la banquette arrière, nous serons portés sur les routes glacés pour regagner la chaleur et l’intimité du lit conjugal.

Armé de mon iPod, d’un mot croisé, d’un gros sac de fromage Boivin et d’un calepin de note, je me prépare mentalement pour un bon six heures à regarder défiler les sapins géants.

Dites pas trop d’obscénités dans les commentaires pendant mon absence… :P


L’illusion du beau ou la triste réalité en pleine gueule ?

Je préfère les vérités qui égratignent aux mensonges qui réconfortent…

Et vous ? Et pourquoi ?


Qui veut jouer avec moi ?

J’suis gamin, j’aime jouer. Je n’aime pas dormir. JE VEUX JOUER. Je veux faire l’amour, m’endormir et me réveiller pour recommencer. J’aime bouder pour rire et rire pour ne pas bouder. Je veux joooooouer! Je n’aime pas mon travail parce qu’on ne peut pas y jouer. C’est trop sérieux. C’est une croisade de vestons-cravates qui remplissent des formulaires bidons. J-O-U-E-R! Je veux me déguiser et surprendre mes proches avec des coups. L’innocence de l’enfance me manque.

Je veux jouer, je veux jouer, je veux jouer! Ouiiiiiiiiiiiii…

À quoi aimez-vous jouer vous ? Dans la vie de tous les jours ? Au travail ? Quelles sont les folies d’enfance que vous avez gardées ?

J’ai besoin d’inspiration avant que la vie se soit «joué» de moi!


Une p’tite neige pour oublier

[9 décembre au boulot] : Je décapsule une bouteille d’eau minérale en terminant un succulent restant de lasagne. Dehors, d’épais flocons tombent, créant l’effet d’une toile opaque blanche devant la fenêtre.

Aujourd’hui le Québec est blanc… comme pour nous faire oublier qu’hier il était rouge.

J’avale la dernière gorgée de ma St-Justin sans amertume. Bravo M. Charest, on s’reprendra dans quatre ans pour vous sortir! En attendant, mettez une tuque sur vos frisous.

***

[10 décembre dans l'autobus] : À cause des retards des autobus depuis la tempête d’hier, j’ai écris un paquet de textes dans mon calepin. Je vous en promets d’autres aujourd’hui. D’autre part, je déteste quand les autres passagers essaient de lire dans mon cahier pendant que j’écris. J’espère qu’il l’a bien lue celle-là…


Malaise

Elle : Veux-tu goûter mon sexe ?

Moi : Euh… pourquoi ?

Elle : Parce que tu n’y a jamais goûté…

(silence)

Elle : Allez, approche-toi…

Moi : Non!

Cette discussion a l’air totalement insipide. Quinze seconde de malaise et un étrange souvenir. Rien de plus. Je me demande ce que cette fille est devenue. Après avoir repensé à cette bribe, je me suis dit qu’elle avait probablement déjà été violée lorsqu’elle a laissé filé cette étrange proposition dans mes oreilles vierges.

J’avais 8 ans, elle en avait 5…