...parce que les répercussions sont moindres

Le week-end de l’abstinence du courriel

Je dois relever mes courriels 50 fois par jours. C’est fou (lire pathétique). C’est trop! Il faut que ça change.

Je lance un défi… un week-end officiel. À chaque année, lors de la première fin de semaine de juillet, les participants du défi n’ont pas le droit d’écrire ni d’aller lire de courriels. Et je compte tenter de relever ce défi à chaque an à partir de cette année.

Alors qui fait partie de la première édition du week-end de l’abstinence du courriel? Passez le mot!


L’acceptation

Oh yeah… demain c’est déjà jeudi!


Sondage : la prise de courriels

Soyez honnêtes. Combien de fois par jour, en moyenne, relevez-vous vos courriel?


Le marcheur lunatique aux midis vacants

Sur mon heure de lunch, je vais souvent me ballader dans le quartier. Mercredi, j’avais l’air d’un lutin lunatique avec ma chemise aubergine et mes cheveux au vent. Je suis muet et je marche hypnotisé par ce qui m’entoure. J’observe et je note. Mes observations divergent.

- Ce guitariste sur la butte, il manque nettement d’inspiration et de soleil.
- Ce cycliste fumant, il est laid mais robuste.
- Ce conducteur de cantine roulante a une sobriété incertaine.
- Cette jeune femme exaspérée a juste envie de faire l’amour, mais probablement pas avec moi.
- Ce brigadier affairé, il est fluo en solo… et ça me plaît.
- Ce pimp prépubère, il me répugne autant que les mégots imbibés dans les flaques d’eau.
- Cet homme aux cheveux gris, il a l’air d’un violeur attentif. Il se fond mal dans la verdure.
- Cette fillette aux bouclettes exagérées, elle a trop de caractère pour son âge.
- Ce businessman affamé respire trop fort pour rappeller sa prestance au monde entier.
- Cet étudiant perturbé, il sent le Old Spice, mais on sent qu’il aspire, un jour, à s’offir du Axe.

Et je continue mon chemin, comme un va-nu-pieds de mauvaise route. Comme un branleur de mauvaise foi. Je vous surveille, piétons étourdis. Tous aux abris, il pleut aujourd’hui.


Un p’tit «reality check» de milieu de semaine

Je ne sais pas ce que j’ai ces temps-ci. Je me sens épuisé. Un peu démotivé. On dirait qu’il n’y a plus grand chose qui me tente. Il faudrait que je me reprenne en main.

Parlant de main, des fois j’aurais envie de me couper 1 ou 2 doigts pour ne plus à avoir à faire quelque chose de mes 10 doigts. L’expression «faire quelque chose de ses 8 doigts», ça se dit mal. Les gens comprendraient mieux mon inertie. Je souhaite toujours avoir un peu de temps pour moi, mais lorsque ça arrive… je le tue à ne rien faire.

Parfois, en marchant sur la rue, je me regarde dans le reflet des voitures stationnées et j’ai peur de ce que je vois. On dirait que je ne me reconnais plus. Que je ne suis plus celui qui fera ce que les autres attendent de lui. Au fond, c’est peut-être ça la clé; je dois faire ce que j’entends, l’assumer et accepter les réactions externes. Facile à dire.

Pourtant, j’ai tout pour être au sommet de ma santé mentale. Ma douce s’en vient vivre avec moi, je travaille dans un milieu intéressant qui bouge avec plein de gens, j’ai de beaux projets à court et à long terme…

What the hell is wrong with me ?


Mes plans pour la soirée

Bon ok, je l’avoue, j’ai grogné toute la journée et j’ai une humeur de cul. Malgré tout, ce soir…

- Je vais prendre une bonne douche pour enlever cette couche de pessimisme crasse.
- Je vais remettre de l’ordre dans mon cahier de notes complètement désorganisé.
- Je vais prépublier mon billet papier pour demain.
- Je vais me diriger à la Quincaillerie pour le YULblog de mars en espérant me changer les idées.


Quel pouvoir aimeriez-vous avoir ?

Si on vous donnait le droit, pendant une journée complète, d’avoir le pouvoir de votre choix, quel serait-il ?

On parle de n’importe quel genre de pouvoir / habileté. Que ce soit cocasse, dément, utile ou inutile…

Voici quelques-unes de mes idées pour vous guider :

- Pouvoir deviner si les gens mentent ou non. Il me semble que je règlerais bien des cas dans ma journée!

- Avoir le sexe d’une femme, juste pour comparer lequel des orgasmes, masculin ou féminin, est le plus fort.

- Avoir le pouvoir de convaincre qui je veux d’absolument n’importe quoi.


À quoi tu penses ?

C’est une question que je pose souvent à ma blonde (et qu’elle me pose relativement souvent aussi). pour faire changement, je vous la pose.

Hey lecteur, à quoi tu penses (ou à quoi tu pensais juste avant de lire ce court billet) ?


Tant qu’à être pogné là, aussi bien observer…

Un soleil rempli de bonne foi brille à l’horizon. Dans mes oreilles, on peut entendre les mots «je suis porté disparu, ma photo je l’ai vue». Je suis dans la 69 direction Est et j’observe…


+ Devant moi, une jeune rebelle écrit dans un cahier (un peu comme moi) alors qu’un gros lard lit subtilement par-dessus son épaule. Il a l’air minable avec son sac à lunch thermos. Le gars semble tellement prévisible qu’on devine que le sac contient une sandwich au jambon, un punch aux fruits Rougemont et un p’tit sac de chips BBQ.

+ À mes côtés, un kid s’amuse à décoller les faces d’un cube Rubik et à les recoller de manière ce que l’on croit qu’il a réussi le casse-tête. Bravo champion!

+ Non loin de moi, se tenant debout, une demoiselle «classy» semble perdue dans ses pensées. À voir la forme de sa bouche, à demi heurtée par des mots un peu secs, on suppose qu’elle parle anglais. Sinon, elle semble davantage se préoccuper de l’humidité de son gloss que du Latino pimp au col de fourrure qui lui regarde le cul.

Alors que j’arrive au terme de mon trajet, je me mets à rêvasser qu’une autre personne dans l’autobus s’adonne au même exercice que moi et me consacre ainsi un paragraphe du genre :

+ Un jeune brun, mi-vingtaine, regarde calmement autour de lui en prenant des notes. Il a l’air intelligent et passionné lorsqu’il mordille le bout de son stylo comme s’il s’agissait d’un de mes tits…

Allez, je rigole! :)


Nicolas Sarkozy se prononce sur l’indépendance du Québec…

… Si un ti-clin comme lui peut le faire, je ne vois pas pourquoi je me gênerais!

Chez moi on déménageait à tous les ans (ou presque). Si bien que j’avais souvent à me disputer avec ma soeur pour avoir la plus grande chambre de l’appartement. Parfois elle gagnait, parfois je gagnais. Mais au fil des années, je me suis rendu compte que la petite chambre avait ses avantages.

Le détenteur de la petite chambre avait notamment le privilège d’avoir une télé dans celle-ci. Par pitié, on lui offrait aussi de l’argent pour décorer son cubicule de posters. Un seul suffisait. L’occupant pouvait aussi s’endormir plus tard puisque ladite chambre était plus éloignée de l’antre parental. En somme, ce n’était pas si pire que ça.

Et une petite chambre, c’est fonctionnel. Mon bureau d’ordi était à côté de mon lit. Je pouvais basculer d’un endroit à l’autre d’un seul mouvement du bassin. Il m’était aussi possible d’allonger mon bras pour atteindre la corde des toiles vénitiennes, l’interrupteur de la lumière, un livre sur mon étagère ou même mon tiroir de bobettes. Cette disposition m’a rendu drôlement efficace.

D’autre part, la petite chambre a quelque chose de chaleureux. Ça évoque le rapprochement. Dans une grande pièce, le mobilier se perd aux quatre coins. Un peu comme des richesses mal réparties. Et que dire du ménage : plus c’est vaste, plus c’est complexe à gérer.

(…)

Au fond, avoir la plus petite chambre, c’est comme obtenir la souveraineté du Québec. On se retrouve avec un territoire plus petit, mais avec bien des avantages et des privilèges. Avec le plus haut niveau de gouvernement qui se retrouve plus près du peuple, la gestion devient plus efficace et fonctionnelle. Devenant moins complexe à gérer, le petit pays pourrait bénéficier de richesses mieux réparties… au dépit d’une douteuse péréquation.

Maudit que j’étais bien dans ma petite chambre!