...parce que les répercussions sont moindres

Attendez Justin instant…

Que les conservateurs aient été réélus (encore minoritaires), je peux vivre avec ça. Ce n’est pas l’idéal, mais je vais m’y faire.

Mais que Justin Trudeau ait réussi à se faire élire avec sa «fresh face» de fils-à-papa, je le prends plutôt mal.

La circonscription de Papineau avait évolué en donnant un siège à une bloquiste aux dernières élections. Mais là, ils viennent de reculer de 40 ans en donnant une chance à un «wannabe» qui ne sera qu’un mauvais portrait de son père. «Il a du charisme» disent-ils. Fuck you câlisse, Bush aussi a du charisme, et est-ce que ça en fait un bon politicien ou un modèle à suivre ?

Quand est-ce qu’on va voter pour les idées au lieu de choisir une couleur ou de ne s’intéresser qu’à l’image d’un candidat ?


J’ai voté… de peine et de misère!

Au début, je ne voulais pas aller voter. J’ai eu une longue journée et j’étais épuisé. Or, ne serait-ce que pour continuer de chialer contre le gouvernement et pour avoir l’air d’un citoyen exemplaire aux yeux de tous – ceci dit sans cynisme – j’ai décidé d’y aller.

Je me présente donc au bureau de vote… Et en un rien de temps, on me renvoie chez moi en me disant que ma carte d’assurance maladie et ma carte d’électeur ne suffisent pas. J’ai besoin d’une preuve d’adresse séparée. Sauf que je n’ai pas de permis de conduire et, comme je suis récemment Montréalais, je n’ai pas de carte d’hôpital. Le compte de Vidéotron est au nom de ma coloc. Celui d’Hydro aussi. Donc pour voter, il a fallu que je retourne chez moi et que j’apporte un Safarir que j’ai reçu par la poste, avec un collant qui porte mon nom et adresse dessus. Ridicule vous dites ? On a même refusé ma carte de membre du PQ avec le nom de mon quartier dessus. On a préféré une revue d’humour avec une étiquette que j’aurais très bien pu créer moi-même à l’ordinateur.

Malgré tout, je vais pouvoir dormir tranquille. Mon vote est dans l’urne. Cette double ballade aller-retour m’a même fait changer d’idée sur mon vote. Il n’y a pas que du mauvais dans cette démocratie douteuse…