1) Une cliente potentielle qui me dit «j’veux être la meilleure dans mon domaine because you know, le deuxième meilleur c’est le first loser!»
Ma pensée : Bravo pour l’ambition mon p’tit «success story» sur deux pattes, but can we finish la discussion avec juste une langue ?
Ma réaction réelle : Ouais, c’est sûr que c’est l’fun être premier héhé!
2) La chauffeuse enragée de mon autobus qui a décidé de faire du zèle en demandant à tous les jeunes de présenter une carte d’identité avec leur carte jeunesse, prenant ainsi un bon 5 minutes par arrêt lorsqu’il y avait de bonnes files. Sur un trajet d’une heure, le temps peut doubler assez rapidement.
Ma pensée : Je l’ai payé ma crisse de passe MOI. Alors pèse sur le gaz vieille peau sèche. Et toi l’ado raté, arrête de t’obstiner avec ta carte illégale. Tu retardes le groupe.
Ma réaction réelle : J’ai changé d’autobus à la mi-trajet.
3) Un gars qui, sur son répondeur, invite tout le monde à son mariage.
Ma pensée : Euh… félicitations ponpon! Mais si t’es trop cheap pour envoyer des faire-part, va te faire voir.
Ma réaction réelle : Ha ha ha!

Quand il sent qu’il va baiser, il a le moral d’un étalon. Quand il se sent baisé, il a le moral dans les talons.
Il se perd parmi les paires. Il fait la fierté de son père. Dans sa famille, quand on a une femme avec des belles boules, ça se propage rapidement dans la parenté. C’est l’effet boule de neige.
Ce soir, il n’a pas réussi à faire valser les seins jusque chez lui. Il est triste. Il a les boules.
Il est bien fier des rondeurs qu’il ramène chez lui avec sa petite mine détachée de séducteur qui se la joue rustre.
Je viens de créer la catégorie «la switch à bitch» parce que je me sens d’humeur à bitcher tout ce qui bouge. Je ne sais pas trop sur qui ou quoi bitcher ce matin, mais quand j’en aurai envie, la catégorie sera là. C’est comme un coussin. Je ne vais pas bitcher parce que je suis un sale type, je vais le faire parce que la catégorie existe. C’est ma façon de me déculpabiliser.