...parce que les répercussions sont moindres

Des céleris, des hamacs, de la magie

Des céleris : Je travaille un nouvel espace de publication littéraire avec des amis. Le lancement est prévu pour le 1er mai, mais nous sommes présentement en période d’appel de textes. Notre mission : vous offrir la page d’accueil pour une journée complète (24h). Vous vous sentez d’attaque? Vous avez des textes non-assumés qui traînent dans le fond d’un tiroir? Vous écrivez souvent, mais ne connaissez pas de plateforme pour diffuser votre travail? Jetez un œil sur Caracteres.ca. Vos commentaires sont les bienvenus.

Des hamacs : Absolument rien à redire sur le concept du hamac.

De la magie : Je me suis acheté un café chez Tim Hortons ce matin. J’ai déroulé le rebord et j’ai gagné un porte-crayons. En fait, pour dire vrai, j’ai mis des crayons dans mon verre de café lorsqu’il était vide – on s’invente des prix comme on peut.

Conclusion : Je suis vraiment mauvais pour trouver des intertitres appropriés.


Les conditions idéales pour bloguer

  • Avoir le temps
  • Avoir le goût
  • Avoir quelque chose à écrire
  • Sentir la nécéssité
  • Accepter la critique

Et plus que tout…

  • Réussir à réunir toutes ces conditions en un seul moment de motivation…

L’Australie : un leurre

(hommage au numéro «La Finlande n’existe pas» de l’humoriste Philippe Cigna)

Admettons-le d’entrée de jeu, l’Australie – telle qu’on la conçoit dans les atlas et autres références géographiques – est une invention. Typographiquement parlant, le terme «Australie» existe, certes, entre autres parce qu’il en est mention dans ce texte, mais il ne subsiste que grâce aux habiles stratèges qui le galvaudent. Qui d’entre vous est déjà allé en Australie? Qui? Parmi ceux qui prétendent y avoir mis les pieds, il y a deux catégories de personnes: les menteurs et les naïfs. Ceux qui servent la conspiration et ceux qui se sont laissés berner par l’illusion du continent isolé.

Les sceptiques rétorqueront sitôt en invoquant l’argument du kangourou; l’alibi du koala. Où vivraient ces pauvres bêtes si l’Australie n’était qu’un leurre? Mes chers amis, raisonnez-vous! ce n’est pas parce que vous connaissez Picsou que Canardville (de l’anglais Duckburg) existe. Votre foi aveugle en ce pays fabriqué – tant dans l’imaginaire collectif que dans la foutaise ambiante – n’a d’égal que votre inertie par rapport à la mise en lumière de ce scandale toponymique. Évidemment, j’ai déjà été crédule, un peu comme vous. Aujourd’hui il me paraît clair que les animaux qu’on dit d’origine australienne ont été inventés par les compagnies de peluches. Un confrère me confiait récemment que la poche ventrale du kangourou, cet animal mythique, aurait été cousue sur les premiers prototypes afin que les enfants puissent y ranger leurs petits secrets (journal intime, porte-bonheur, monnaie…).

Une amie, de retour d’un voyage lointain (la destination est volontairement omise afin que cette copine, qui m’était jadis chère, puisse garder sa crédibilité), m’a avoué s’être éprise d’un homme qu’elle qualifiât d’indigène. Ceux qui me connaissent pourraient deviner, d’ores et déjà, sans même que j’en décrive la teneur, l’état dans lequel je me suis trouvé devant cette annonce. Ce qui m’a déchiré à ce moment précis, ce n’est pas le cruel constat que j’ai dû faire face à l’ignorance de ma comparse, mais plutôt l’improbabilité de la poursuite de notre amitié. Puisqu’elle était conquise par l’ennemi, je devais m’éloigner. Et c’est ce que je fis.

Chaque fois que je trimbale ce discours d’inexistence, je ne peux m’empêcher de faire référence au 26 janvier, jour de la fête nationale australienne. Or, le 26 janvier coïncide aussi avec la fête nationale de l’Inde – comme le hasard fait bien les choses! Quel pays se targuerait de ne pas avoir le monopole de sa propre célébration annuelle? Un pays qui n’existe pas, vous l’avez dans le mille! Des acteurs importants dans l’establishment du complot ont déjà tenté de me faire avaler que c’était plutôt l’Inde qui était digne de la mythologie. Face à cet argumentaire boboche, j’ai facilement pu démontrer ma thèse en m’équipant d’un épi de blé-d’Inde et d’un cochon d’inde. Ces choses, que je traîne toujours dans mes poches, sont des preuves irréfutables, tangibles, de l’existence de l’inde et, par extension, du caractère mensonger de la théorie australe.

Faites circuler cette lettre, je vous en prie,
Edward Lee Martel, cartographe


Des choses à dire

- Je lance un nouveau truc sur le web d’ici quelques jours. En gros, il s’agit d’une plateforme de publication littéraire. Ça devrait être prêt pour la première semaine d’avril. Je vous donne plus de détails sous peu.

- Depuis l’arrivée de Twitter, quelques gourous se sont permis d’annoncer la mort des blogues. Je ne sais pas si c’est vrai, mais je pense de plus en plus que l’un ne va pas sans l’autre. Si je fais pas la promotion des nouveaux billets de mon blogue sur mon compte Twitter (@ilblogue), je réduis mon lectorat de beaucoup.

- Depuis l’incident Chara / Pacioretty, je n’ai fait aucun commentaire sur mon blogue concernant le sujet. Pourtant, chaque jour, de nouveaux protagonistes se prononcent en mettant de l’huile sur le feu. Don Cherry, Bruce Boudreau, Gary Bettman… une belle brochette d’imbéciles heureux.

- C’est tout pour aujourd’hui.


Des plugs… pour le plaisir de faire des plugs

- Le dernier magazine Safarir (#260) est en kiosque depuis vendredi dernier. Vous pourrez y trouver une douzaine de pages de mes textes. Si ça vous tente de faire un détour par un dépanneur près de chez vous, allez-y fort!

- Je vous présente Archibald Victoire, un auteur sensationnel que j’affectionne particulièrement. Bon O.K., je l’avoue, c’est un personnage que j’ai inventé – dont le nom a été savamment pensé par Jean Derome –, mais rien ne vous empêche de devenir fan d’Archibald sur Facebook. Qui sait où cette histoire va nous mener?

- Parlant de bière (mettons qu’on parlait de bière), je vous présente ma dernière chronique «Broue» aux sujet des étiquettes : cliquez ici, si ça vous intéresse.

- Mon dernier billet sur l’Intercom parle du Bed & Breakfast Couette et Chocolat. Sérieusement, en écrivant ce texte, j’ai eu envie de prendre des vacances dans un endroit champêtre.


L’angoisse du menuisier

Le banc de scie ne doit jamais être un banc d’essai. C’est la première chose que m’a raconté Olivier le menuisier. Et moi, malhabilement, je n’ai pu que lui répondre que son nom rimait avec son métier et qu’il devait avoir raison. Il a ri. J’ai ri. Mais pas très longtemps. Le malaise commençait déjà à s’installer.

Je le sentais angoissé.

FIN (c’est plate, mais c’est ça!)


Les murmures d’Olivier

La soupe est froide. Mariette est assise seule à table. Cinq chaises vacantes amplifient la tristesse du portrait. Le pain est tranché. La croute est dure. Olivier n’a pas emballé la baguette de façon hermétique. Les cadres ne sont pas à l’équerre, comme pour justifier l’atmosphère misérable qui enfume la cuisine.

La soupe est glacée. Mariette pousse son bol d’un soupir qui s’économise. Le reflet d’une dame défaite miroite sur la coutellerie d’argent des grandes occasions. Dehors le vent siffle. Les planchers de la vieille maison craquent sans leur réconfortante régularité. L’absence d’Olivier survit à chaque distraction.

La soupe est figée. Mariette essuie une larme avec un sous-verre en dentelle. La croute du pain demeure la seule trace — désintéressée — de la dernière journée d’Olivier. Elle s’émiette au même rythme que les secondes qui sépare la mère désabusée de son fils désillusionné. Le Corps du Christ. Les murmures d’Olivier.


Un secret bien gardé

Il n’est plus comme avant. Ça se passe dans le regard. C’est vide. Il m’a annoncé qu’il voulait partir. Le Congo, la Pologne… c’est loin d’être clair. Il a prononcé ton nom à quelques reprises. Il affichait un neutre naturel qui me donnait envie de lui faire beaucoup de mal.

Il comptait de l’argent. Il pleurait de l’or. Je n’ai jamais compris pourquoi. Dans la foulée, j’ai même vu son pénis. Je te raconterai une autre fois. Je dois t’avouer que j’ai longtemps pensé à toi pendant ma brève rencontre avec lui. Comme si tu étais le point central de cet échange improbable.

Je lui ai mis mon poing sur la gueule. Comme ça, sans avertissement, au début du troisième paragraphe. Il a bien ri. Et il a continué de compter de l’argent, comme si rien n’était jamais arrivé. Ni au moment même, ni auparavant. Il pilait du fric sur son lit en murmurant des chiffres.

Il m’a offert un verre. J’ai accepté, plus par pitié que par soif. Chaque fois qu’il me regardait, je prenais une gorgée pour justifier mon silence. J’avais encore l’image des larmes d’or en tête. À quatorze carats la pleurniche, ça commence à valoir la peine. Si tu en doutes, passe le voir.

Et Sonia est arrivée, probablement pour complexifier l’histoire. Elle n’avait rien de spécifique à ajouter au récit. Un moment donné, j’ai compris qu’elle agissait comme un élément de décor qui venait briser l’effet de huis-clos entre lui et moi. À l’odeur, je crois qu’elle avait bu.

Neuf mille huit cents, neuf mille neuf cents, dix mille. Le compte était bon. C’est là qu’il a arrêté de compter. Puis, avec une nonchalance difficile à oublier, il a placé tout l’argent dans une poche de hockey. J’ai fini mon verre d’un seul trait et j’ai finalement osé une question.

— Pourquoi quand tu pleures ça coule doré? C’est pas normal!

— Va chier p’tit crisse de trou d’cul! Y’a des affaires que tu peux pas dire. Depuis que t’es rentré icitte, tu fais ton hypocrite. Out of the blue, tu me câlisses un coup de poing, tu dis pas un crisse de mot pis après tu penses que je vais te dire pourquoi je pleure de l’or? Tu peux ben aller chier!

Il m’a offert un autre verre. J’ai refusé, plus par peur que par envie. Il semblait offusqué par mon abstinence. J’ai profité de l’espace de malaise pour annoncer mon départ. Il a essuyé le sang sur le bord de sa bouche avec la manche de sa chemise. Il m’a salué avec une politesse inégalable.

Une fois dehors, j’ai pris quelques grandes respirations pour m’imprégner du moment. J’ai dû m’asseoir en face de l’immeuble pour retrouver mes esprits. Il devait être minuit et quart quand j’ai vu Sonia sortir à son tour. Dans ses bras, elle tenait quelque chose de gros, comme une poche de hockey.


Un retour (en force ?) — NOT!

J’ai eu de gros problèmes d’ordinateur qui m’ont gardé à l’écart du blogue la semaine dernière. Maintenant, tout est rentré dans l’ordre. Sauf que j’ai beaucoup de choses à rattraper, des choses que je n’ai pas pu faire sans ma damnée machine. En somme, une belle semaine de productivité en vue.

Je dois notamment retravailler des textes qui sont sur la glace depuis deux ou trois semaines. Vous pourrez probablement lire des bribes de tout ça sur le blogue aujourd’hui ou demain.

(…)

Ah oui! Puisque c’est la Saint-Valentin, je vous en souhaite une bonne. Et pour la convergence, je vous réfère à ces deux textes que j’ai publiés l’an passé.

-Saint-Valentin, la fête des amoureux et des romantiques
-Trucs, astuces et conseils pour une Saint-Valentin mémorable


Top 10 en deux parties

Aujourd’hui, je vous présente un top 10 de ma semaine. Rien de moins! Mais comme j’aime ne pas mettre tous mes oeufs dans le même panier, vous pourrez lire les numéros 1 à 5 de ce top 10 sur le blogue de l’Intercom.

(…)

6. Parfois, il y a des gens que je ne connais pas qui souhaitent devenir mes amis sur Facebook. Des fois j’accepte, des fois je refuse. Étrangement, mon seul critère de sélection, c’est le nom de la personne. Si ton nom sonne cool, tu as plus de chance d’être mon ami. James Gregory et Bobby Blouin c’est gagnant. Mais Gédéon Marcil et Tancrède Boulay, je sens que j’ai moins d’affinités avec eux!

7. J’adore trouver de l’argent sur la rue. Mais chaque fois que ça m’arrive, c’est toujours un billet de 5$. Jamais 20$. Jamais 100$. Comme si c’était juste des pauvres qui perdent de l’argent. Je me sens quasiment coupable de le ramasser!

8. À l’épicerie, j’ai cru apercevoir Cœur de Pirate. Finalement, c’était une conserve de cœurs de palmier. J’ai raconté l’histoire à ma blonde et elle n’a vraiment pas ri. Moi non plus d’ailleurs. Je n’ai aucune idée pourquoi je raconte ça ici.

9. Je me suis toujours demandé ce que je ferais si je manquais ma station de métro par distraction. Probablement que je descendrais à la suivante et que je prendrais le prochain train dans l’autre sens pour revenir chez moi. Peut-être aussi que je profiterais du moment pour refaire ma vie à une autre station.

10. En fin de semaine, je suis allé au Centre Bell pour un match des Canadiens. J’avais des billets affreux dans la dernière rangée. Mes amis et moi nous sommes consolés en se disant qu’au moins il n’y avait personne derrière pour nous renverser de la bière sur la tête. Mais en même temps, à 10$ le verre, ça aurait quasiment été un honneur.