...parce que les répercussions sont moindres

Après le beau temps, la pluie

Fini le niaisage de Pâques.

Une grosse semaine de mouille pour me botter le cul et me remettre au boulot.

Au programme, donc :

- Un document pour une formation WordPress que je dois donner la semaine prochaine.
- Avancer mon projet de bouquin que je dois livrer pour la première semaine de juin.
- Préparer l’ouverture officielle de Caracteres.ca pour dimanche prochain.
- Prendre de l’avance dans mes textes à livrer pour Safarir.

(…)

Le pire, c’est que je n’écris même pas ce billet pour vous raconter ma vie. C’est juste une checklist virtuelle pour me rappeler que j’ai du pain sur la planche la prochaine fois que je l’idée de venir glander sur mon blogue me passe par la tête.


La descente indécente

J’étais entrain de me prendre en photo devant le miroir du couloir. Une photo pour Facebook. Pour le changement. Pour le kick. Appositions.

Les policiers sont débarqués violemment en défonçant la porte de mon appartement. Pour ceux qui ne sont jamais venus chez moi, le miroir du couloir est juste en face de la porte d’entrée; j’ai mangé la porte en pleine gueule.

— Haut les mains, Police de Montréal!

— Ne serait-il pas plus approprié de dire «Hautes les mains» ?

— Non, puisque nous voulons que vos mains soient portées vers le haut… Anyway! nous avons localisé un appel de détresse à partir de votre appartement.

Sur le coup, je n’ai pas compris. J’étais seul. Mais après quelques minutes, j’ai fait le lien et j’ai su que Rémi était encore caché dans le placard. Il était là. Et il n’osait pas me téléphoner pour me demander si j’avais envie de jouer au Scrabble avec lui. Faute de courage, il a placé un appel aux services d’urgence  pour attirer mon attention. Il est rusé Rémi.

À la fin de l’histoire, nous avons joué au Scrabble et j’ai gagné. Rémi sucks!


Le bilan des assoiffés

Dans la nuit du 4 au 5, nul ne sait de quel mois, un cri sans faim (!) s’est laissé entendre sur la rue principale. La valse des rideaux et des lumières mettait en évidence les jaquettes curieuses et les torses protecteurs. Les enfants pleuraient à l’imparfait. La cacophonie résistait à la volonté du silence. Le cri a duré un bon quinze secondes selon ce qu’on raconte, d’un balcon à l’autre, en étendant le linge.

Justin Burninghall avait quitté de la même façon qu’il était arrivé : d’un souffle. Plusieurs histoires à son sujet circulaient encore dans les rangs et les avenues. Le fautif avait-il déversé sa honte dans la rivière avant de disparaître? Le mystère n’ayant pas été résolu, les villageois s’abstenaient de boire l’eau du robinet. Un mauvais présage, disait-on, ne s’évanouit pas sans laisser de trace.

Et moi je pense encore à toi.

La souffrance que son départ t’a causée m’a ouvert les yeux. C’était donc toi. La raison de ses illusions, de ces peines, c’était toi. Toi qui, sans trop le vouloir, l’as bouleversé plus d’une fois. C’était crissement toi. Toi qui, dans ton habituelle insouciance, lui as rongé les os avec candeur. Si seulement tu étais consciente de la folie que provoque ta beauté, du feu que tes pas sèment dans les cœurs étourdis.

Et moi je t’aime encore.

La vie pourrait reprendre comme avant. Comme avant. Je le crie cent fois par jour sans trop y croire. Les pépites d’or qui ornent désormais tous les trottoirs, d’une évidence criante, confirment qu’on n’oublierait jamais le passage du diable à Saintes-Philippines-des-Réverbères. Peut-être devrais-je partir. Le Congo, la Pologne… c’est loin d’être clair.

Quatre lignes par paragraphe, pour la symétrie. L’obsession demeure. Dans ma tête résonne encore le beuglement de cette nuit du mois d’avril, nul ne sait de quel jour, qui est venu rompre la routine […] Ton père a été réélu. On raconte que Sonia se serait acheté une jolie maison avec de l’argent sale. Le lilas ne fleurit plus. Et moi je pense encore à toi. Et moi je t’aime encore. Tue-moi aussi.


Notes introspectives

+ Lorsque je m’enivre, je sens les gens proches de moi, je divague sur d’éventuelles rencontres, j’ambitionne de nouveau projets, je prophétise sur mes talents, je divague en généralités. Et à l’heure d’assumer mes dires, je rejette l’ensemble, je me terre dans mes inhibitions.

+ Mon père a quitté ma mère avant ma naissance. Je l’ai appris alors que j’avais 5 ou 6 ans. Je n’ai jamais parlé à mon vrai père. Je garde un sentiment négatif à l’égard de ce fait, même si je n’aurais aucune idée de mon discours si l’occasion se présentait.

+ Je me considère économe, mais pas radin. Je ne me prive pas, je m’abstiens simplement devant les besoins futiles.

+ Souvent, lorsque je n’aime pas quelqu’un ou quelque chose, c’est que j’en suis jaloux. Mais c’est parfois aussi parce que c’est quelqu’un ou quelque chose de détestable.

+ Il m’est venu à l’idée, en poursuivant ma beuverie au-delà de mes intentions initiales, de préparer des excuses à l’avance pour ma douce. Jamais je n’ai eu de succès avec ces molles explications.

+ Lorsque quelqu’un me déçoit, je tente inconsciemment de le décevoir à mon tour, sans créer d’animosité, sans expliquer mon geste. Je suis un rancunier silencieux.


Du bock à l’âme

Fantasme
Je rêve de courir, l’air suspect, devant un poste de police avec une cagoule sur la tête et, bien empoigné dans un main, un sac avec un signe de dollar dessiné dessus.

***

Critique
Je rends compte de mes successives écoutes du nouveau Malajube par ici.

***

Mot d’esprit
C’est étrangement dans les bibliothèques les mieux entretenues qu’on retrouve le plus de rats de bibliothèque.

***

Constat
Je pense que l’impopularité de mon blogue passe par l’inconstance de mes écrits et l’éventail improbable des registres qu’il affiche (tantôt littéraire, tantôt éditorial, tantôt comique, tantôt anecdotique…). Mais je suis à l’aise avec mes contradictions et continuerai de l’être.

***

Anecdote littéraire
Je viens de trouver une araignée sous mon livre de Baudelaire laissé ouvert hier soir. C’est une Araignée du Mal.

***

Des amis dans une bouteille
C’est un peu l’idée de ce billet que j’ai écrit la semaine dernière.


La vérité sur la série Canadiens-Bruins

Toutes les personnes qui se prononcent en faveur d’une victoire des Bruins de Boston dans la série contre les glorieux, sans exception – des plus ferrés de la trempe de Bertrand Raymond aux gérants d’estrade qui ont davantage d’opinions que de lecteurs –, basent leur argumentaire sur le schéma simpliste suivant :

- Les points faibles de Montréal
- Les points forts de Boston

Je ne cherche pas à savoir s’ils ont tort ou raison quant au résultat de la série (à quoi bon?); je tiens plutôt à mettre en évidence le manque d’objectivité d’un tel exercice. Qu’on me présente un tableau sincère, un portrait qui montre franchement les deux côtés de la médaille. J’en ai marre de lire que les Bruins sont trop gros et que les Canadiens n’ont pas de marqueurs.

Montréal en 6 (je vous emmerde!)


Le retour des Bixi, des nouveautés intéressantes

J’ai été agréablement surpris de lire les deux nouveautés suivantes sur le site de Bixi ce matin :

-Nous avons pu augmenter la période de location pour les membres de 30 à 45 minutes, en maintenant les mêmes prix que l’année dernière.

-La diminution du temps d’attente entre les locations de vélos (5 à 2 minutes).

Ces deux mesures vont complètement changer ma façon d’utiliser le service. Je pourrai me rendre à des endroits plus éloignés sans avoir à changer de vélo. Et lorsque je devrai changer, l’attente sera moindre. Je vais sauver du temps et pouvoir arrêter de regarder ma montre afin de m’assurer de ne pas payer de surplus.

En plus, la troisième saison de Bixi débute demain. Oui, ça fait ma journée!


6 affirmations / 6 avril

1 ) Depuis le lancement de ce blogue en 2008, je n’ai jamais été aussi peu productif que lors du mois de mars dernier. En effet, je n’ai publié que 6 billets lors de ce mois. J’imagine que j’étais plus productif dans d’autres domaines…

2 ) Ah, ça me revient! J’étais probablement en train de travailler à mettre sur pied cette nouvelle plate-forme de publication en ligne pour les auteurs amateurs ou professionnels (quelle mise en scène!).

3 ) Vendredi dernier, je suis allé voir La Patère Rose en spectacle (cette formation est mon coup de cœur de la dernière année). J’ai beaucoup apprécié : lire bilan de la soirée.

4 ) Je suis content de voir les cyclistes ressortir de leur tanière. Ça me donne l’impression que je pourrai, moi aussi, pédaler bientôt. Comme je suis un adepte de Bixi – les vrais cyclistes me méprisent – je devrai attendre environ une dizaine de jours encore.

5 ) Ces temps-ci, je suis dans l’écriture. J’écris des textes. Des courts, des plus longs. Des bons, des médiocres. L’essentiel, c’est de trouver mon compte dans l’expérience.

6 ) J’aimerais que vous laissiez un commentaire à ce billet, peu importe qu’il soit positif ou négatif; bref ou interminable. J’ai envie de savoir qui est passé par ici. Un peu comme sur Twitter. L’interaction des blogues est en train de se perdre. Aidez-moi à la laisser survivre.


Des céleris, des hamacs, de la magie

Des céleris : Je travaille un nouvel espace de publication littéraire avec des amis. Le lancement est prévu pour le 1er mai, mais nous sommes présentement en période d’appel de textes. Notre mission : vous offrir la page d’accueil pour une journée complète (24h). Vous vous sentez d’attaque? Vous avez des textes non-assumés qui traînent dans le fond d’un tiroir? Vous écrivez souvent, mais ne connaissez pas de plateforme pour diffuser votre travail? Jetez un œil sur Caracteres.ca. Vos commentaires sont les bienvenus.

Des hamacs : Absolument rien à redire sur le concept du hamac.

De la magie : Je me suis acheté un café chez Tim Hortons ce matin. J’ai déroulé le rebord et j’ai gagné un porte-crayons. En fait, pour dire vrai, j’ai mis des crayons dans mon verre de café lorsqu’il était vide – on s’invente des prix comme on peut.

Conclusion : Je suis vraiment mauvais pour trouver des intertitres appropriés.


Les conditions idéales pour bloguer

  • Avoir le temps
  • Avoir le goût
  • Avoir quelque chose à écrire
  • Sentir la nécéssité
  • Accepter la critique

Et plus que tout…

  • Réussir à réunir toutes ces conditions en un seul moment de motivation…