...parce que les répercussions sont moindres

Sérieusement?

Est-ce qu’il y a encore des gens qui viennent faire un tour sur mon blogue pendant la période estivale? Laissez-moi un commentaire SVP; je veux m’en convaincre. Je me demande si je dois continuer de le laisser sur le respirateur artificiel jusqu’à l’automne ou si je serais mieux de sortir le défibrillateur tout de suite…

(Note : ma dernière phrase est un exemple parfait d’un «si» qui aime les «raies»)


Observations d’un morne jeudi

Commençons en vrac…

+ Un gros monsieur moustachu, ça sent rarement les fruits… à moins de travailler comme cueilleur et de prendre ses pauses pour se rouler dans le champs de fraises.

+ Demain il n’y aura pas de courrier à cause du férié de la St-Jean ET à cause de la grève. Comme deux négatifs donnent un positif, on devrait avoir du courrier.

+ J’ai rêvé que j’étais Tammy Verge et que je vendais de la réglisse à des immigrants Irlandais. Finalement, je me suis rendu compte que j’étais dans un rêve des Denis Drolet.

+ L’autre jour je me suis demandé combien de cigarettes un gros fumeur pouvait avoir fumé dans toute sa vie. Après quelques minutes de réflexion, calculatrice graphique et stylo à la main, j’ai tout balancé ça au bout de mes bras et je me suis écrié : «maudite question de marde» et je suis parti au Wal-Mart.

+ Je voulais faire le truc du lapin qui sort d’un chapeau… mais j’ai pas ça moi, un chapeau!

Un p’tit retour en arrière pour la Fête des pères…

+ Aujourd’hui, je me gâte et je m’achète des souliers. Après tout, c’est la fête des paires!

+ Idées cadeaux pour la fête des pères : des languettes de poulet, des jujubes, des cassettes de musique, des cruchons de marinade…

+ Erratum : les languettes de poulet, c’est une idée moyenne finalement.


Petites annonces (pas vraiment classées)

Je suis en train de faire un petit ménage dans les fichiers de mon blogue. J’essaie aussi d’optimiser l’information pour que ce soit plus facile de se retrouver par ici. J’ai du pain sur la planche.

En attendant que les choses reprennent leur train habituel, je vous laisse mijoter avec quelques petites annonces pour vous donner l’impression qu’il y a du nouveau stock sur le blogue (je sais, c’est sournois).

Mes services…
J’offre toujours mes services de conception de blogues et/ou sites corporatifs sur WordPress ainsi que mes services en tant que  rédacteur-correcteur à la pige. Je vous invite à cliquer ici pour connaître tous les détails.

Un site qui a du Caractère…
Ceux qui viennent ici régulièrement sont déjà au courant, mais un petit rappel inoffensif n’a jamais fait de mal à personne. Caracteres.ca est un nouveau site littéraire qui permet à des auteurs de publier leur texte. Les envois qui sont retenus sont mis en vedette le temps d’une journée complète sur la page d’accueil. Jetez un coup d’œil.

Mondial de la Bière…
Pour lire mon compte-rendu de la 18e édition du Mondial de la Bière – qui était à la Place Bonaventure pour la première fois – et connaître mes coups de cœur, c’est par ici.

(…)

Finalement, voici quelques petites nouvelles de moi pour la route

- Je trouve déplorable que le mot «macaron» désigne à la fois un chocolat au coconut, un biscuit au coconut, une pâtisserie avec ganache et meringue et un bouton imagé qu’on fixe sur nos vêtements. J’ai le goût d’épingler un biscuit sur ma veste pour protester!

- La vraie prononciation du mois de juin, dans sa forme correcte, est «ju-hein». Or, Chaque fois que je le prononce comme il se doit, je me fais reprendre. Il y a des situations comme celle-ci où les gens qui ont raison ont l’air con.

- J’ai planté de la coriandre dans mon jardin.

De la coriandre dans mon jardin


Les roses

Les roses, les roses, les roses…

Les roses qui poussent dans les montagnes. Les roses. Les roses qui…

Les roses!

Les roses qui perdent le rouge. Les roses enorgueillie d’un passé oublié.

Roses, roses…

Et si? Et si un jour? Et si les roses, jamais cueillies… l’étaient? Et si? Et si?

Les roses?

Jamais. Plus jamais les roses. Plus jamais les roses. Pour ce qu’il en reste.

Les. Roses.

Pour ce qu’il reste des roses. Pour ce qu’il reste. Pour les roses. Pour les roses.

Pour les roses.


Des concours sociaux sur Facebook

Un gars que j’apprécie, surtout pour ses bonnes initiative sur le web, Jonathan Villiard, vient de lancer un nouveau site. Ma première phrase a beaucoup trop de virgules, je ne suis pas très fier de moi. Je vais me reprendre…

Son nouveau projet rassemble, regroupe et liste les meilleurs concours Facebook et nous les présente dans une interface bien foutue (qui ressemble d’ailleurs à celle de Facebook – voilà le concept…). Les compagnies ou les particuliers qui désirent mousser leurs concours peuvent aussi le faire en envoyant un courriel.

Allez donc voir ça avant que tout le monde y aille avant vous!


Retour sur le Gala des Olivier

Ma couverture du 13e Gala Les Olivier sur DimancheMatin.com s’est bien déroulée. Au bilan, j’ai eu 7 bonnes prédictions sur 13 pour les gagnants. J’aurais pu finir avec 9 sur 13 si je n’avais pas pris de risque pour le prix découverte et pour le prix citron, mais j’accepte mon sort. Après tout, comme dirait Benoît Brunet : l’important c’est de jouer au-dessus de .500!

Vous pouvez lire mon article sur la soirée des Olivier en cliquant ici. Aussi, dois-je spécifier que j’ai trouvé le gala assez «standard», formaté, dans le moule. Ce commentaire n’est pas nécessairement négatif. C’était agréable, mais je n’ai pas senti l’innovation propre aux Chick ‘n Swell (à part dans le numéro d’ouverture). Sinon, j’ai été surpris de voir Jean-François Mercier ramasser le gros prix de la soirée. J’adore Jean-François Mercier, je trouve juste dommage de constater que ça prend un show de télé pour devenir l’humoriste le plus populaire au Québec. Ça me fait penser au NPD lors des dernières élections fédérales. Mouvement de foule…

D’autre part, j’ai été heureux d’apprendre que le Journal de Montréal avait retenu l’un de mes tweet au courant de la soirée. Ce n’est pas tout les jours qu’on a la chance d’être cité en-dessous de Pénélope McQuade…

Journal de Montréal, 16 mai 2011


C’est ma journée sur Caracteres.ca…

C’est l’un de mes textes qui est publié sur Caracteres.ca aujourd’hui. J’ai essayé de décrocher un peu de mon style, sans m’éloigner totalement de ce que j’aime faire habituellement. Vos commentaires sont évidemment les bienvenus (sur Caracteres ou ici, à votre guise)…

C’est le premier texte d’une trilogie intitulée «Obsession Monochrome». Les trois textes mettent en valeur le rose, cette couleur naïve, au cœur d’un récit qui nettement moins candide.

En attendant que je vous montre les deux autres textes, probablement ici sur le blogue, vous seriez GIGA-AIMABLES d’aller voter au bas de mon texte, en lui attribuant un nombre d’étoiles. C’est par ici.

Je vous remercie à l’avance pour votre coup de main.


Le génie de Sylvain

Je tremble. Maintenant que je connais le fond de l’histoire, je ne peux faire autrement. Il est trop tard pour reculer. Trop tard pour changer d’idée. Trop tard pour remettre les choses en perspective ou en question. S’il m’a demandé mon aide, c’est qu’il en a réellement besoin. Autrement il s’arrangerait tout seul. Il est habitué de bosser en solo Sylvain. Mais s’il a voulu que je me joigne à lui, c’est sûr que ses ambitions sont démesurées. Il ne m’aurait pas dérangé pour des balivernes. Il n’userait pas de mon temps pour des sornettes. Jamais il ne me solliciterait pour de vaines bagatelles. Ce n’est pas son genre. Sylvain est un homme charismatique, mais tout de même réservé. Quand il prend la peine de vous charmer avec ses idées, c’est pour la peine. Il ne ferait pas de vagues s’il n’y avait pas d’eau dans sa marmite.

Je tremble. Mais ça en vaut le coup. Quand Sylvain deviendra célèbre, je serai celui qui se tiendra fièrement derrière lui. Et si par un malheur sordide il devait échouer, je pourrais alors me cacher au flanc de sa honte. Je n’ai pratiquement rien à perdre, sauf l’argent que j’ai investi dans le projet. Au fond, je ne tremble pas de peur, je tremble d’anticipation. C’est la fébrilité qui me donne ces vibrations corporelles. Mes spasmes sont le résultat d’une insupportable attente. Nous préparons de grandes choses. Toute cette histoire m’empêche de dormir. Et comme nous avons dû vendre la bergerie, il ne me reste que les boulons à compter pour arracher quelques heures de repos.

L’histoire du chéquier

Tout ça a commencé il y a une quinzaine de mois. Vous seriez surpris si vous saviez à quelle vitesse je me suis retrouvé impliqué dans le projet. Quand j’y pense, j’en ai des sueurs froides. Mais si c’était à refaire, je plongerais à nouveau, sans aucune hésitation.

« Il faut travailler avec rigueur. La détermination est la source de la réussite. » C’est avec ces mots, à quelques virgules près, que Sylvain s’est adressé à moi la première fois. Il avait les yeux ronds et le nez rouge. J’ai d’abord cru qu’il était en boisson, mais j’ai rapidement compris que ses récentes expériences pouvaient entraîner des effets secondaires. À cette époque, il était plutôt évasif quand on lui posait des questions sur ses projets. Il se disait débordé. Il se montrait exténué. Puis un jour – alors qu’il avait réellement bu – il s’est confié à moi. Son énergie révélatrice m’a d’abord fait peur, mais j’étais intrigué. Je ne disais rien, je le laissais seulement témoigner, en postillonnant des consonnes inégales, les récits de la création qui le rendait soudainement si fier. Après de longues minutes de monologue, il s’est immobilisé et s’est mis à fixer le sol. Puis, en remontant sèchement sa tête, il s’est adressé à moi dans un français approximatif. Il m’a demandé de l’aider avec une violence absurde dans la voix. Absurde parce qu’on demande rarement des services sur ce ton. Sur le coup de la fatigue, et parce que moi aussi j’avais quelques verres de pastis derrière la cravate, j’ai accepté en hochant nerveusement de la tête.

Il a souri comme je ne l’avais jamais vu sourire auparavant. Il m’a ensuite mis à la porte en me demandant de passer le voir le lendemain pour que je signe les papiers officiels avec lui. Je n’ai rien compris, mais j’ai acquiescé à sa demande qui me paraissait à la hauteur du mystère qui planait déjà depuis des mois. Avant de fermer la porte, il m’a demandé d’apporter mon chéquier avec beaucoup d’insistance dans le regard. Je sais reconnaître ces regards-là, mon père en faisait usage lorsqu’il voulait que je déneige l’entrée. Alors que je m’éloignais vers ma voiture, Sylvain en a rajouté sur le compte des chèques. « C’est important pour les Sylvanoïdes », disait-il. « Ça va prendre beaucoup d’argent », criait-il.

Ce soir-là, en m’endormant et en dégrisant, j’ai eu un sentiment d’accomplissement étrange. Comme si j’étais sur le point de faire quelque chose d’important. Comme si on venait de me mandater pour une mission cruciale. Les Sylvanoïdes ? Mais c’est quoi cette merde ?

La complice

Caroline est une épouse exemplaire. Elle est compréhensive et elle époussette la télévision avant chaque épisode de Joyal Barnabé. C’est mon feuilleton préféré. En échange, je sors les poubelles et je vide la litière du chat. Les poubelles c’est le lundi. La litière c’est variable. Ça dépend de Joyal Barnabé. C’est aussi le nom de mon chat.

Caroline est une femme adorable. Mais je n’ai jamais su comment lui annoncer les choses importantes. Je manque soit de tact, soit de détermination. La détermination est la source de la réussite. Il faut travailler avec rigueur. C’est ce que Sylvain me dirait, en ponctuant probablement avec plus d’entrain que moi. C’est un bon orateur Sylvain. Il sait convaincre. Il sait séduire aussi. Il a marié une femme splendide.

Caroline est une complice du quotidien. Mais je ne pouvais pas lui parler du projet de Sylvain avant d’en connaître les fondements. C’est pour des raisons stupides comme celle-ci que je lui mens parfois. Je me sens coupable, mais ça passe rapidement. Ce jour-là, avant d’aller rejoindre Sylvain pour remplir sa paperasse, j’ai dit à Caro que j’allais à la quincaillerie pour acheter un tournevis. Elle a résisté à mon mensonge en disant qu’on avait déjà plusieurs tournevis à la maison. J’ai rétorqué avec malice en disant qu’on n’en avait pas pour le genre de vis que je voulais affronter. Elle aurait bien aimé me poser des questions sur les vis en question, mais je suis sorti en vitesse avec mon foulard et mon chapeau melon. Je porte ce genre de chapeau depuis quelques mois pour redéfinir mon genre. Ça me donne une attitude de bon gars, un peu taciturne, mais sympathique et créatif. Je pense que c’est bon pour mon image. Sylvain m’a dit que ça me donnait un beau genre.

Le pacte

Lorsque je suis entré chez Sylvain, il ne m’a même pas laissé essuyer mes bottes sur le tapis. Il m’a attrapé fermement par le bras pour m’attirer vers le sous-sol. Il est chic le sous-sol de Sylvain ; on peut y boire de la bière en fût. J’aurais bien aimé que Sylvain m’en offre un verre, mais il avait la tête ailleurs. — As-tu apporté ton chéquier ?

— Oui…
— Serais-tu prêt à me faire un chèque de 20 000 dollars ?
— Sylvain ! Ce sont toutes mes économies ça ! Pourquoi t’as besoin de 20 000 piastres ?
— Laisse faire. Je pensais que tu étais prêt à faire de grandes choses avec moi.
— Ben là !
— C’est beau… Je vais demander à Carl.
— Explique-moi ton affaire avant que je signe mon chèque au moins !
— O.K., mais tu dois me promettre de n’en parler à personne. Et si jamais on te pose des questions, tu dis que c’est de la foutaise. Ça marche ?

Quand je suis parti de chez Sylvain, j’étais un peu abasourdi. Je venais de lui confier une grosse somme d’argent, mais ça ne me dérangeait pas. Comme c’était jeudi, j’avais plutôt la tête à rentrer chez moi au plus vite pour ne pas manquer le début de Joyal Barnabé. L’émission joue tous les jeudis et il y a des reprises le samedi soir. Mais la fin de semaine, je fais des soirées de yoga avec Carl. C’est sûr que je pourrais toujours louer les DVD de Joyal, mais ça coûte cher. Je n’ai pas l’argent pour ça. Je n’ai plus l’argent pour ça.

L’alibi du tournevis

En passant le pas de la porte, Caroline m’a demandé pourquoi j’avais mis autant de temps à la quincaillerie. J’ai improvisé en disant que j’ai dû visiter trois succursales pour trouver ce que je voulais. Elle semblait fière de moi. Elle me regarde toujours avec admiration lorsque je porte mon chapeau melon. Sylvain devait avoir raison. Ça me donne un beau genre. Quand Caro m’a demandé pourquoi je ne ramenais aucun sac et aucun tournevis, j’ai figé.

— T’es encore allé te saouler la gueule avec Sylvain, c’est ça ?
— Non ! Tu vois bien que je n’ai pas bu.
— J’ai regardé dans l’atelier et on a tous les tournevis qui existent : tournevis étoile, tournevis plate, tournevis carré… et en différentes tailles.
— Ce qu’il me fallait, c’est un tournevis circulaire.
— Hein ?
— Un tournevis circulaire Caro, tu ne connais rien là-dedans, fais-moi confiance.
— Ça n’existe pas un tournevis circulaire ! Et même si ça existait, ça ne fonctionnerait pas. Ça tournerait dans le beurre !
— As-tu vu la manette de la télé ?
— Avoue-le donc que t’étais encore avec Sylvain.
— C’est de la foutaise !

Sylvain serait fier de moi. J’ai enlevé mon chapeau et je suis allé m’étendre sur le sofa avec une bière. Juste à temps pour le début de mon programme. C’était un épisode étrange. Les auteurs de Joyal Barnabé sont forts sur la déroute. Il arrive qu’on n’en sache pas plus à la fin de l’histoire qu’à son début…


Un magasin de jeans

Depuis que je travaille au rayon des jeans, c’est la déprime. J’ai recommencé à boire, dans le rayon des jeans. Dans le rayon des jeans, je bois sans arrêt. Et je suis triste. Je pleure sur le denim et je m’insurge. Mon statut d’esclave, dans le rayon des jeans, me fait boire. Ça inquiète Alice. Elle m’a dit qu’elle retournerait avec André si je ne me reprenais pas en main.

André est un rat.

André.

André est un rat.

Dans le rayon des jeans. Dans le rayon des jeans, je tente de refaire ma vie.

André est un rat.

Un jour, je pourrai me payer des jeans.


Flux de circonstances

Ça fait une semaine que je note des lignes instantanées, des bribes de pensées… et je vous offre bien humblement le lot aujourd’hui.

+ J’ai envie de voyager. Maintenant. Pas demain. Pas hier. Maintenant!

+ J’hésite.

+ Depuis que les Canadiens sont éliminés, j’ai repris le contrôle de mon corps.

+ Tant qu’il reste quelque chose de bon dans le frigo, j’ai faim.

+ Bruno Landry, c’est le RBO que j’aime le moins. Mais je l’aime quand même plus que Rachid Badouri.

+ Jean-François Mercier abuse du mot «cabochon».

+ Mai s’annonce être un mois bien rempli. Les dates butoirs approchent. La pression s’accumule.

+ Ils ont fabriqué un Bixi tandem pour le couple royal. C’est dans le top 10 des affaires les plus quétaines que j’ai vu dans ma vie.