...parce que les répercussions sont moindres

Éthymologie lubrique

Son chapelet pend à son cou, c’est saint.
Il tombe au coeur de sa poitrine, ses seins.
J’y plante mon visage et mes mains, c’est sain.


Toi pour toujours…

J’aime ton sourire, collé sur le mien ou lorsqu’il rayonne ailleurs.

Je t’aime, vêtue de tes plus beaux atours, nue ou même lorsque je ne te vois pas.

Aujourd’hui c’est ton anniversaire et j’ai envie de t’aimer plus encore. C’est difficile de supplanter l’absolu, mais j’y parviendrai. En attendant, retourne-toi vers moi que je te regarde et que j’apprécie encore une fois toute la beauté du monde.

J’aime ton regard sur moi, le mien sur toi. Moi sur toi, toi sur moi… Toi partout autour de moi.

De l’amour, je t’offre tout : même l’apostrophe entre le «L» et le «A». Tout pour toi, tout pour moi… Moi partout autour de toi.

Aussi, je t’ai préparé un petit parcours en étapes. Si tu lis ce texte, c’est que tu es à l’étape 2. Regarde sous le matelas de ton lit, tu y trouveras les indications pour poursuivre le jeu à l’étape 3…


Une journée au lit

J’ai un sacré mal de gorge depuis plus d’une semaine. Si bien qu’hier j’ai dû prendre congé. Mon travail exige que je passe beaucoup de temps au téléphone et je ne me sentais pas à la hauteur. Je devais quitter l’appartement de ma douce pour 7h et j’ai pris ma décision à 6h50, lorsque j’ai constaté qu’il était trop tard pour prendre ma douche et partir.

Ça a tellement fait du bien de passer la journée au lit avec toi. Je souris encore juste à m’imaginer en train d’embrasser doucement ton ventre pendant que tu me caresse les cheveux. Merci!

Pour terminer, je garroche quelques infos en vrac :

- Je boycotte le CH pour les deux prochaines parties pour m’avoir déçu au cours des deux dernières semaines. Two games of penalty dudes! Anyway, c’est facile à dire, je travaille jeudi et j’ai une soirée samedi!

- T’as vraiment l’impression d’avoir le vocabulaire imprécis quand tu dis à une fille «t’as un beau vagin» et qu’elle te répond «c’est ma vulve». Fuck off, tu sais ce que je voulais dire!

- Quelqu’un peut me dire pourquoi le «Frite Alors» sur St-Denis est fermé ? Je l’ai cherché pendant 20 minutes en me croyant fou lundi dernier…


Un p’tit plan de vie

Des fois je tente de m’arrêter un peu pour réfléchir à mon avenir. Qu’est-ce que je vise exactement dans la vie ? Qu’est-ce qui me permettra de lâcher un dernier soupir en souriant sur mon lit de mort dans X années ? Je pense avoir mis le doigt sur la réponse…

- Je veux que mon amour, ma famille, ma santé, mes enfants et mes amis passent avant mon travail.

- Je veux, comme le premier point le laisse croire, des enfants (1, 2 ou 3… selon la bonne volonté du destin et de la vie).

- Je veux que le stress ne soit qu’un mauvais souvenir de gars inexpérimenté qui apprend à mettre les circonstances de son côté.

- Je veux vivre dans un beau milieu, stimulant à souhait, avec des commodités importantes pour moi à proximité.

- Je ne demande pas à être riche. Je veux juste assez d’argent pour ne pas trop me priver, faire plaisir à ceux que j’aime et ne pas angoisser sur les finances.

- Je veux de belles vacances le plus souvent possible, au Québec ou ailleurs, pour profiter de la vie.

Voilà. Je ne pense pas demander la lune. Est-ce que vous pensez que j’ai oublié quelque chose de crucial pour être heureux dans la vie ?


La course contre l’amour

- Pourquoi tu courres ?
- Parce que je suis pressé!
- Calme-toi, y’a pas l’feu!
- C’est que je vais rejoindre l’amoureuse…
- Ouin pis ?

(…)

- Chaque minute passée loin d’elle est une minute de perdue.


La nuit des papillons

Ce soir là, je m’étais acheté un cigare cheap, comme pour fêter le début d’une belle semaine. Il y a quelque chose de malsain dans le fait de célébrer quelque chose qui n’est pas encore arrivé, je sais. Mais ça ne m’a pas empêché d’entamer un six-pack de Boréale pour me défriser le lundi…

La gardienne de ma sagesse étant à l’extérieur, je me suis laissé charmer par les vices des «convenience stores». Las, je regardais la ruelle par la fenêtre arrière, en espérant qu’il s’y produise un événement. Il fallait qu’il se passe quelque chose… C’est plutôt triste un cigare pour s’auto-convaincre qu’il nous arrive quelque chose de spécial.

Enivré par le moment, par le frisson estival, par une envie refoulée et par ma troisième Boréale, je t’ai téléphoné. Tu as répondu à mon appel et ça a changé le reste de ma vie…

Aujourd’hui c’est le jour du souvenir… et c’est de ça que j’avais envie de me souvenir.


Le souffle court

Une soirée chez des amis, un dodo dans ton lit.
Du poulet sur du riz, un dodo dans mon lit.

Des parfums qui charment, malgré l’odeur d’une serviette de bain douteuse.
Des baisers qui calment, malgré la poussière d’une soubrette joueuse.

Regarder l’ADISQ en jouant dans tes cheveux, rire de tout et de rien, s’offusquer du prix de l’huile d’olive, marcher main dans la main, s’endormir entortillés, se réveiller éméché, ne pas regarder l’heure, constater que le plus beau est encore à venir… souffler à deux!

Merci pour ce long week-end!


1 + 1 ne donne pas nécessairement 2

Ce soir, je me suis pesé sur une balance avec l’amoureuse. Vous auriez dû nous voir à essayer de tenir en place sur cette petite plaquette carrée. Pathétiques, nous étions.

On fait 306 lbs à deux. Mais lorsqu’on s’est pesé individuellement par la suite, l’addition de nos deux poids a donné 304 lbs! Si je comprends bien, le fait de se retrouver sur la même balance nous ajoute 2 lbs. C’est quoi ? C’est le poids de notre amour ? Ça doit être concentré en crisse!


Un après-midi au soleil

Un écureuil, un canard, un homme à vélo;

Deux amoureux dans un rouleau…

Du saké gris, des sushis, un ciel éclairci;

Deux amants à cent lieux d’ici…

Quelques abeilles, du soleil, un fond de bouteille;

Deux tourtereaux qui s’émerveillent…


Le fil du destin

Elle est entrée dans ma vie comme une coccinelle qui se faufile à travers un moustiquaire déchiré. La coccinelle a cet avantage sur la mouche; on la remarque mais on ne cherche pas à s’en débarrasser. Elle est trop petite, trop mignone. Les ailes rouges, elle est frivole, elle s’envole.

Elle est entrée dans ma vie comme un songe près du mensonge. On y rêve, mais on n’a pas le droit d’y croire. Les regards en ont trop dit malgré les baisers épargnés. Les baisers en ont trop dit malgré les regards détournés. Elle est si belle, si réelle. Les souliers rouges, elle batifole, elle s’envole.

Elle est entrée dans mon lit comme un papillon dans mon ventre. Comme un papillon dans mon antre. Dans un élan de réciprocité désarmante, nous avons hoché du coeur pour laisser nos folies prendre le dessus. Elle est trop… Elle est trop… Les joues rouges, elle s’affole, je m’envole.