Je pense aller faire un tour au Yulblog de mercredi à la Quincaillerie, aux alentours de 20h. Est-ce que certains d’entre-vous allez être là?
Moi ça me fait rire quand des gens sacrent dans des contextes inusités.
Un jour, alors que j’allais m’acheter une friandise glacée à la pharmacie du coin, j’ai constaté, à ma grande surprise, que celles-ci étaient en liquidation. Non pas qu’elles avaient fondu, mais leur prix était ridicule. Des Drumstick à 50 cents, c’est assez rare merci. Pour m’assurer du deal, j’ai demandé au pharmacien qui se tenait tout près si le prix était bel et bien exact.
- Oui, oui. On veut vider le crisse de congélateur avant la fin de l’été. Y’en a en tabarnak des Revel là-dedans, on n’a pas le choix de baisser le prix. Profites-en! On ne les vendra jamais aussi bas!
Je n’ai jamais compris pourquoi il avait sacré deux fois dans une situation aussi inoffensive. C’était un peu surréaliste. J’ai bien ri. C’était gratuit.
C’est anecdotique en tabarnak comme histoire!
Voilà quelques heures que je passe devant la télé à regarder et écouter attentivement la comparution de Marc Bellemare à la Comission Bastarache. Je trouve que l’ex-ministre est vraiment solide dans l’énoncé de ses propos. Il est préparé et me semble tout à fait intègre. Ce qu’il relate est tellement clair qu’il fait presque passer le procureur comme un être désespérément acharné avec ses demandes de précisions répétitives.
En même temps, je suis fatigué d’entendre parler du «mandat» de la commission. C’est frustrant de constater que Bastarache n’a été engagé qu’en vue de faire la lumière sur une infime partie de tout ce qui ne tourne pas rond dans l’actuel parti au pouvoir. De grâce, que justice soit faite! Je crois que les Québécois sont en droit d’être dirigés par d’honnêtes gens.
J’admire Marc Bellemare pour son courage, face à la grosse machine. C’est le Claude Robinson de la politique!
Les Chefs à Radio-Canada, c’est vraiment la meilleure nouveauté télévisuelle de la saison estivale cette année. Au début, je pensais que j’allais décrocher rapidement, mais finalement ils ont réussi à me garder en haleine… et en appétit, je dois l’avouer.
L’émission est inspirée de plusieurs concepts de compétitions culinaires qui ont eu lieu un peu partout dans le monde au cours des dernières années. Mais côté qualité, à mon avis, c’est une coche au-dessus. Tout est là. Une excellente animatrice (Julie Bélanger) un co-animateur animateur réputé pour sa cuisine (Daniel Vézina), des juges crédibles (Jean-Luc Boulay, Laurent Godbout, Pasquale Vari) ainsi que des candidats sympathiques, créatifs et à la hauteur du challenge… la «recette» est parfaite.
Il ne reste que deux émission, mais je lève déjà mon chapeau, mon verre et mon pouce à l’équipe de cette émission qui a élargi mes horizons dans le domaine de la bouffe cet été.
Quand j’ai un paquet d’idées – mais rien d’assez concret pour écrire un billet substantiel – je les ramasses au râteau pour faire un tas de feuilles. Et ça donne quelque chose comme ce que vous êtes en train de lire.
+ Le Safarir No 257 est paru cette semaine. Vous pouvez me lire aux pages 22, 46, 47, 48 et 49. Si vous tombez là-dessus, vos commentaires sont les bienvenus. Dans un même ordre d’idées, @SafarirMag est maintenant sur Twitter.
+ Il y a un écureuil mort sur le trottoir de ma rue. Ça me traumatise chaque fois que je passe devant. Voilà pour la scène du quotidien!
+ Je recommence des cours à l’UQÀM mardi le 7 septembre. En fait, je devrais commencer le lundi, mais c’est congé. Même si ce n’est pas de ma faute, je me trouve paresseux de commencer ma session par un congé.
+ Si vous vous demandez c’est quoi la grosse boîte «Empire Avenue» à droite de mon blogue, c’est un nouveau réseau social sur lequel j’aime bien participer. Si ça vous intéresse d’en savoir plus, faites part de votre intérêt en commentaire et je vous enverrai un courriel pour vous expliquer le principe.
+ J’écris très vite, mais je lis vraiment lentement. Ça peut me prendre 2 grosses minutes pour lire une seule page d’un roman standard. On dirait que j’essaie trop entrer dans l’histoire.
+ La loi de Murphy des rédacteurs : Quand il a un texte à livrer avec un délai serré, le rédacteur manque d’inspiration. Lorsqu’il n’a pas envie d’écrire ou lorsqu’il est au lit, il a plein d’idées.
Quand un projet meurt, je me sens dans l’obligation d’en démarrer un autre. Comme pour limiter les dégâts causés par le vacuum de l’abandon du projet précédent.
Pourtant, quand un projet ne fonctionne pas, c’est souvent parce que je n’ai pas le temps de m’en occuper. Alors pourquoi le remplacer s’il libère les pages de mon agenda remplies par l’encre bleue de quelques stylos cheaps.
Je devrais imposer des frontières à l’ambition de mes champs d’action. Un blogue et un compte Twitter, c’est peut-être assez comme présence web. Des fois j’ai l’impression de m’éparpiller.
Je réfléchis à voix haute. J’écris à clavier clapotant. Videz vous la tête en commentaires vous aussi. J’ai envie de lire ce qui se passe dans d’autres têtes que la mienne…
- Des fois, quand je monte des escaliers rapidement, il arrive qu’une autre personne me rejoigne dans ma course. Dans ce temps là, j’augmente ma vitesse comme pour lui montrer que je n’étais pas à mon «top». Je suis vraiment con!
- Depuis que je suis marié (8 jours oh yeah!) ma blonde femme me reproche d’oublier de mettre ma bague le matin. Come on, ça fait 28 ans que je n’en porte pas. Ce n’est pas une habitude qui se prend en une semaine. Inutile de me dire que je pourrais dormir avec, je n’aime pas ça!
- Après deux voyages à New York, j’ai enfin trouvé LE gros avantage de cette ville par rapport à Montréal. Les autobus et les métros climatisés! Cibole que ça fait une différence! Sérieusement, je serais prêt à payer ma CAM 80$ pour avoir l’air climatisé. Mais au lieu de ça, ils vont nous la faire payer 80$ sous peu, sans rien améliorer. Vive le Québec cheap!
- J’ai trouvé un autre avantage au Bixi aujourd’hui. Quand un métro tombe en panne pour aucune raison, tu peux sortir et finir le trajet en vélo sans avoir à te poser de questions.
- Ok, je publie…
Pour cette sixième chronique Broue, je vous offre un demi 6-pack de brèves nouvelles!
+ Aujourd’hui, en ce 14 août 2010, c’est jour de fête pour les amateurs de bière au Québec. Effectivement, nous célébrons la deuxième édition de la Journée Québécoise de la bière. Cette initiative a été mise de l’avant l’an dernier par Philippe Wouters (l’homme derrière le fabuleux journal Bières et Plaisirs). Surveillez les activités qui se déroulent près de chez vous en visitant le site officiel de l’événement : http://www.journeequebecoisedelabiere.com/
+ Depuis quelques mois, la Microbrasserie Charlevoix brasse une série de Double IPA en utilisant, chaque fois, la même recette avec un houblon différent. Jusqu’à maintenant, ils ont utilisé le houblon Bravo, le Simcoe, l’Amarillo et, plus récemment, le Herkules. Avis aux amateurs, La Vache Folle Double IPA Columbus s’empare des tablettes. Surveillez ça de près… ou faites des réserves de la Herkules pendant qu’il est encore temps!
+ La suggestion de la semaine : Si vous croisez la Weizen Impériale (format 750 ml) de la microbrasserie Les Trois Mousquetaires, mettez la main sur une bouteille. Son goût houblonné nous rappelle le pamplemousse. Cette bière est un exemple parfait d’une bière à la fois costaude et rafraîchissante.
On se retrouve vendredi alors que ma chronique portera sur les cocktails à base de bière…
Hier c’était mon mariage et mon épouse (je peux dire ça maintenant) m’avait préparé une fabuleuse surprise.
Elle s’est rendue à Sorel avec sa cousine pour demander à Normand L’Amour de me souhaiter ses meilleurs voeux. Visionnez!
La bière est de plus en plus considérée et reconnue comme un breuvage qui a de la classe. Longtemps boudée par l’élite, la bière a finalement gagné, à l’arraché, ses lettres de noblesse. On la sert dans un verre approprié, on la déguste selon un rituel donné, on en fait l’éloge dans divers ouvrages et, tout comme le bon vin, on la laisse vieillir…
Il y a plusieurs écoles de pensées quand vient le temps de faire prendre de l’âge à une bière embouteillée. Il y a ceux qui dénigrent l’idée, ceux qui la nuancent et ceux qui la défendent aveuglément. Personnellement, j’adore le concept. Boire une bière avec le sentiment qu’elle a fait du chemin, c’est une récompense digne de mention. Et quels sont les risques, si ce n’est de succomber à la tentation d’ouvrir la bouteille avant qu’elle n’atteigne le vieillissement souhaité?
Auriez-vous peur de perdre la bière? D’être déçu par son goût au final? Allons! c’est évident que le goût va changer. Peut-être pour le mieux, peut-être pour le pire. Mais c’est un peu ça le but du jeu.
Ne reculant devant rien, je vais profiter de mon expérience personnelle pour vous donner 10 conseils et astuces pour optimiser votre expérience du vieillissement de la bière en bouteille (enfin, si vous avez envie de vous y mettre). Aucun truc n’est coulé dans le béton. Il s’agit d’une science inexacte où il fait bon se laisser guider par ses intuitions et par sa passion pour la bière.
1- Achetez uniquement des bières qui vous indiquent la date d’embouteillage. C’est beaucoup plus intéressant de faire vieillir une bière si vous savez exactement l’âge qu’elle a.
2- Ne conservez pas les bouteilles avec une capsule en position couchée. Vous pouvez le faire avec celles qui ont un bouchon en liège, mais ce n’est pas une condition obligatoire (je n’ai jamais eu de problème avec des bouchons qui s’effritent ou qui s’infectent).
3- Idéalement, vous devez entreposer vos bouteilles au frais (ni trop chaud, ni trop froid). Mais le plus important, c’est surtout d’éviter les variations de température qui pourraient détériorer le goût de la bière. Si vous n’avez pas de cellier, essayez de garder vos bières dans un endroit frais comme un sous-sol ou un garde-robe.
4- Évitez les endroits lumineux. Vous pouvez protéger vos bouteilles avec un sac en papier ou un tube en carton. Certaines bouteilles millésimées se vendent justement dans ce type de tubes.
5- N’essayez pas de faire vieillir n’importe quelle bière. Les bières avec un taux d’alcool plus élevé (généralement entre 7% et 11%) ont un meilleur potentiel de maturation. Certaines d’entre elles ont même encore des ingrédients actifs au fond de la bouteille qui pourront bonifier le goût.
6- Question d’éviter la tentation, n’entreposez pas vos bières dans un endroit que vous visitez tous les jours. Vous pouvez même, à la limite, les cacher. Si vous voulez vraiment garder vos bières à l’oeil, vous pouvez vous monter un document Excel qui répertorie les bouteilles que vous faites vieillir et leur âge en temps réel (vous pouvez vous inspirer de mon propre document).
7- Ne soyez pas trop ambitieux. Il est inutile de faire vieillir une bière 50 ans. Vous pouvez généralement tenter le coup avec un vieillissement allant de 1 à 5 ans. Et qui sait, vous pourrez vous risquer pour une dizaine d’années si vous considérez que les étoiles sont alignées!
8- Si vous aimez une bière en particulier, vous pouvez en acheter plusieurs bouteilles afin d’y goûter à différents stades de vieillissement (1 an, 2 ans, 3 ans, 4 ans, 5 ans…)
9- Si vous avez plusieurs exemplaires d’une même bouteille, vous pouvez aussi essayer de les garder dans différentes conditions d’entreposage pour constater les effets. Vous pourriez par exemple en garder une dans un cellier contrôlé, une au réfrigérateur et une autre au fond d’une armoire. Le plaisir, c’est aussi d’essayer!
10- Finalement, quand vient le temps de la dégustation, prenez le temps de noter vos observations. Vous pourrez ainsi noter ce que vous avez apprécié chez une bière vieillie et moins aimé chez une autre. Ces quelques notes pourront aussi vous aider, éventuellement, à peaufiner votre art de sommelier amateur.
Alors, vous êtes prêts à commencer? Allez, je vous laisse aller faire vos emplettes. N’hésitez surtout pas à venir partager vos découvertes et expériences avec moi.

